C’est ce que révèlent les travaux de recherche publiés par la MS Society britannique et on peut se demander
si, chez nous, les "French doctors" savent faire mieux… ou pas.L’étude, entreprise par l’agence Brand Health International pour la MS Society, a été réalisée auprès de médecins généralistes interrogés dans toute la Grande-Bretagne et met en évidence un réel manque de confiance en eux dans la détection d’une éventuelle sclérose en plaques à travers ses symptômes.
Jayne Spink, Directrice Policy & Research à la MS Society, a déclaré: "Certaines personnes peuvent attendre des années avant d’obtenir un diagnostic de sclérose en plaques, tout en souffrant de symptômes dégénératifs qui pourraient être atténués grâce à un traitement précoce."
"Les médecins généralistes doivent savoir repérer les signes de sclérose en plaques afin d’orienter rapidement leurs patients vers un neurologue – ou mieux encore, un neurologue spécialiste de la SEP."
L'étude a également montré le rôle essentiel joués par les infirmières spécialisées SEP dans le "parcours du patient" et a mis en évidence un réel besoin de soins standardisés.
Durant l’enquête, cent médecins généralistes ont été interrogés sur leurs connaissances, leur compréhension et leur attitude à l'égard de la sclérose en plaques, qui est la plus courante des atteintes neurologiques dégénératives chez les jeunes gens.
Outre leur manque d'assurance, plus des trois quarts des médecins interrogés ont déclaré que le temps d'attente pour renvoyer leurs patients vers un neurologue aux fins de diagnostic est l’une des principales difficultés.
Bien que la sclérose en plaques soit une maladie incurable, des traitements semblent en retarder les conséquences s’ils sont entrepris tôt après le diagnostic.
Jayne Spink a ajouté : "Les résultats de cette étude montrent bien les problèmes rencontrés par les personnes nouvellement diagnostiquées, pas seulement dans le manque de connaissances de leur médecin de famille, mais également dans les retards de renvoi vers un spécialiste et l'accès au bon traitement au bon moment."
"Cela prouve que la sensibilisation des médecins généralistes à la sclérose en plaques et à ses symptômes est pauvre et que ceci doit changer afin de donner aux patients diagnostiqués les meilleurs suivi et soutien possibles."
Source : Medical News Today
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