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De la pub utile...

Lundi 23 juin 2008
C’est ce que révèlent les travaux de recherche publiés par la MS Society britannique et on peut se demander si, chez nous, les "French doctors" savent faire mieux… ou pas.

L’étude, entreprise par l’agence Brand Health International pour la MS Society, a été réalisée auprès de médecins généralistes interrogés dans toute la Grande-Bretagne et met en évidence un réel manque de confiance en eux dans la détection d’une éventuelle sclérose en plaques à travers ses symptômes.

Jayne Spink, Directrice Policy & Research à la MS Society, a déclaré: "Certaines personnes peuvent attendre des années avant d’obtenir un diagnostic de sclérose en plaques, tout en souffrant de symptômes dégénératifs qui pourraient être atténués grâce à un traitement précoce."
"Les médecins généralistes doivent savoir repérer les signes de sclérose en plaques afin d’orienter rapidement leurs patients vers un neurologue – ou mieux encore, un neurologue spécialiste de la SEP."

L'étude a également montré le rôle essentiel joués par les infirmières spécialisées SEP dans le "parcours du patient" et a mis en évidence un réel besoin de soins standardisés.

Durant l’enquête, cent médecins généralistes ont été interrogés sur leurs connaissances, leur compréhension et leur attitude à l'égard de la sclérose en plaques, qui est la plus courante des atteintes neurologiques dégénératives chez les jeunes gens.

Outre leur manque d'assurance, plus des trois quarts des médecins interrogés ont déclaré que le temps d'attente pour renvoyer leurs patients vers un neurologue aux fins de diagnostic est l’une des principales difficultés.

Bien que la sclérose en plaques soit une maladie incurable, des traitements semblent en retarder les conséquences s’ils sont entrepris tôt après le diagnostic.

Jayne Spink a ajouté : "Les résultats de cette étude montrent bien les problèmes rencontrés par les personnes nouvellement diagnostiquées, pas seulement dans le manque de connaissances de leur médecin de famille, mais également dans les retards de renvoi vers un spécialiste et l'accès au bon traitement au bon moment."
"Cela prouve que la sensibilisation des médecins généralistes à la sclérose en plaques et à ses symptômes est pauvre et que ceci doit changer afin de donner aux patients diagnostiqués les meilleurs suivi et soutien possibles."

Source : Medical News Today

 

par missbizz publié dans : La SEP et les autres communauté : SEP(sclérose en plaques)HANDI
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Jeudi 3 avril 2008

Imaginons le tableau : vous avez un emploi et tout va pour le mieux, professionnellement parlant... Puis un beau (?) jour, on vous diagnostique une maladie plutôt méconnue du grand public et à l’évolution imprévisible : vous avez une sclérose en plaques.


Vous vous posez alors la question : "Faut-il, oui ou non, que je l’annonce à mon employeur ?". Cette décision aura sans doute une influence sur votre travail : idéalement, elle peut conduire à davantage de soutien de la part de votre employeur ; mais dans d’autres cas, vos perspectives de carrière peuvent prendre un sacré coup de frein. Vous pouvez donc tout à fait choisir de vous taire : en France, le salarié n’a aucune obligation d’informer son employeur sur sa maladie.


Aussi, quels sont les avantages et les inconvénients d'annoncer sa SEP à son employeur ?

AVANTAGES : INCONVENIENTS :

L’annonce du diagnostic peut soulager psychologiquement : en effet, la plupart des personnes souffrant de SEP déclarent qu’il est plus stressant de cacher sa maladie que de l’annoncer.

La révélation de sa SEP facilite également, par la suite, les adaptations du poste de travail si elles s’avèrent nécessaires.

Une fois l’employeur informé, il est plus commode de l’annoncer également aux collègues. Et donc de discuter plus clairement avec l’employeur des adaptations ou changements qui pourraient être nécessités par la maladie.

Clarifier la situation donne un meilleur aperçu de la façon dont son patron et ses collègues considèrent la SEP, et comment ils nous considèrent et traitent. Ainsi, les échanges avec eux sont plus francs.

Les visites médicales ne sont plus une source de stress ou de crainte : l’employeur sait déjà pour la SEP.

L’inquiétude sur la réaction ou l’attitude de l’employeur ou des collègues à la suite de cette annonce.

La crainte d’une discrimination du fait de la SEP (une formation loupée, un refus de promotion…).

La peur de voir la SEP mise en cause si quelque chose ne va pas ou se passe mal dans la réalisation du travail.

L’angoisse de perdre son emploi et de ne plus en retrouver ensuite.


 


Informer ou non (et si oui, quelles informations veut-on livrer et quelles conséquences est-on prêt à assumer le cas échéant ?) est en dernier ressort une décision personnelle, laissée au libre arbitre de chacun


par missbizz publié dans : La SEP et les autres
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Lundi 18 février 2008

informer.gifParce qu’ils veulent les protéger, beaucoup de parents souffrant de sclérose en plaques évitent de parler de leur affection à leurs enfants. Cependant, les enfants sont particulièrement perspicaces, et ce dès leur plus jeune âge ; même si les adultes tentent de cacher leurs problèmes de santé, les enfants finissent toujours par se rendre compte que quelque chose ne va pas...

Il y a plein de bonnes raisons d’aborder ce sujet avec les enfants, cependant chacun choisira son  moment et sa façon de le faire. En étant informés, les enfants seront rassurés : en effet, ce qu’ils imaginent dépassent souvent largement la réalité. Leur expliquer avec des mots adaptés apaisera leurs appréhensions et un climat de confiance s’établira entre enfants et adultes.

Chaque enfant étant différent, il n’y a bien sûr pas de règle sur la façon d’en parler avec eux. Mais trop attendre n’est pas une solution : en étant avisés assez tôt après l’annonce du diagnostic, les enfants risqueront moins de s'inquiéter de ce qui se passe. En étant attentif et à leur écoute, on notera s’ils posent davantage de questions, s’ils semblent soucieux ou pensifs ; si c’est le cas ou s’ils remarquent nos symptômes, le moment d’aborder le sujet avec eux est probablement arrivé.

Oui, mais quoi leur dire ? Il n'y a pas de formule toute faite pour leur annoncer qu’on est malade. Et il est préférable de réfléchir au préalable aux mots que l’on va employer. On peut aussi s’aider d’ouvrages en rapport avec leur âge (comme Ernestor le Castor ou 1b rue de l’Espoir, par exemple).

Il s’agit tout d’abord de tranquilliser les enfants, qui souvent se demandent si leur parent atteint de la SEP va bientôt mourir ou si sa maladie est contagieuse : il faut bien sûr leur dire que c’est faux et les réconforter en leur faisant comprendre que, même si vos symptômes vous empêchent de faire certaines choses, vous serez toujours un parent très présent dans leur vie.

Vous devrez bien sûr adapter les informations que vous fournirez à l’âge et au niveau de maturité de vos enfants. Les petits de moins de 3 ans ne comprennent pas le concept de la maladie, mais ils sont très sensibles à votre humeur et c'est surtout la possibilité d'une séparation qui les inquiète. Des enfants âgés de 3 ans à 6 ans pourraient croire que la SEP vous a été infligée pour vous punir d'une faute qu'ils ont commise : rassurez-les en leur disant qu'ils ne sont pas responsables. Ceux âgés de 6 à 12 ans comprendront le concept de SEP en tant que maladie et ils voudront probablement savoir ce qu'ils pourraient faire pour vous aider. Quant aux adolescents, ils pourraient craindre de ne pas pouvoir trouver le juste milieu entre les demandes de leur propre vie et de nouvelles responsabilités envers la famille…


Vos enfants ressentiront des émotions très diverses quand vous leur annoncerez la nouvelle, aussi leurs réactions risquent d’être variées. Vous serez certainement beaucoup questionné(e), aussi efforcez-vous de répondre à toutes leurs interrogations (si vous ne connaissez pas la réponse, dites-leur puis cherchez la). Enfin, si vos enfants ne vous posent pas de question, rebondissez en leur demandant ce qu'ils pensent de cette annonce que vous venez de leur faire et ce qu'ils ressentent...

 

par missbizz publié dans : La SEP et les autres
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Lundi 3 décembre 2007

La sclérose en plaques est encore très mal connue du public. Cette ignorance face à la maladie peut amener la peur chez les uns, le rejet chez d’autres, et le regard qui est alors porté sur les personnes atteintes se charge d’incompréhension ou d’indifférence.

Ces malentendus peuvent s’exprimer dans l’entourage professionnel, le cercle d’amis et même jusqu’au sein de la famille des malades. Ignorant qu’elles sont le fait de la sclérose en plaques, les proches imputent parfois certaines conséquences de la maladie (telles que la fatigue ou la dépression, par exemple) à la personnalité des malades et les relations peuvent s’en trouver sérieusement détériorées.

Ainsi, faute d’information et de communication, des personnes atteintes vont jusqu'à se retrouver dépourvues de tout soutien psychologique, voire -pour certaines- abandonnées par leurs proches.

Le regard que le malade porte sur lui-même…


Dans la sclérose en plaques, l’altération -visible ou non- de certaines capacités ou de certaines parties de son corps a des effets que le patient va devoir intégrer dans sa vie :

- l’image qui lui est renvoyée dans son miroir ne correspond parfois pas ou plus aux canons imposés par les media ou à ceux qui lui sont propres ;
- l’usage qu’il devra désormais faire de certaines parties de son corps implique des changements d’habitudes, voire des renoncements douloureux.


…et le regard que les autres portent sur le malade

Quand on souffre d’une maladie « qui se voit », il est légitime de se sentir parfois étranger parmi les autres, de ressentir de la gêne, voire de la culpabilité. Pour autant, il est capital de ne pas se laisser envahir par ces émotions négatives.

Dessin : Cali Rezo
regard.gifLe regard des autres, celui de ceux que les malades croisent dans leur vie quotidienne, est quelquefois destructeur : certaines personnes, atteintes de handicaps graves du fait de la sclérose en plaques, peuvent être victimes de moqueries aussi douloureuses que douteuses.

Mais le regard des autres n’a pas forcément vocation à blesser : il peut exprimer plus ou moins maladroitement de la surprise, de l’embarras ou de la curiosité. Pour désamorcer la crainte ou la frilosité de l’autre, il faut parfois se montrer pédagogue, mettre des mots sur ses maux en nommant sa maladie et en expliquant ses effets.

Faire bouger les choses

En modifiant ou en adaptant sa façon de réagir, le malade peut faire évoluer le regard des autres sur lui. Par exemple :

- en étant lui-même, en ne cherchant pas à paraître ;
- en évitant les personnes déprimées ou compatissantes ;
- en répondant à la curiosité par des explications simples ;
- en ne s’enfermant pas dans une relation à sens unique malade-bien portant ;
- en se posant comme sujet et non pas comme victime...

Les médias (télévision, radio, presse) ont aussi jouer un rôle à jouer en la matière. Il est essentiel que le regard du grand public sur la sclérose en plaques change. Rappeler ou inculquer que la sclérose en plaques est une malade grave mais pas contagieuse serait certainement utile : cela susciterait sans doute du soutien au lieu d’une fuite devant les malades, mais également des élans de générosité en faveur de la recherche…

 
par missbizz publié dans : La SEP et les autres
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Mardi 23 octobre 2007
"Apprendre que tu as la sclérose en plaques, ce n'est pas apprendre que tu as une date d'expiration !..." (Martin)
Photo : Savignole
toietmoi.gifLa Société Canadienne de la Sclérose en Plaques (Division du Québec) propose une intéressante brochure de 16 pages, conçue à l’intention des conjoint(e)s de personnes atteintes de SEP.

S’appuyant sur de nombreux témoignages de conjoint(e)s et de personnes atteintes, l’objectif de ce support est d’apporter des réponses aux questions que se posent les conjoint(e)s de malades et témoigner qu’une vie pleine et heureuse est tout à fait possible pour eux et la personne qu’ils aiment.


Informer sur les effets de la sclérose en plaques (souvent mal connue) et surtout mettre en lumière des idées et des solutions pouvant aider à mieux vivre dans son couple avec cette réalité désormais incontournable... en voilà une idée qu'elle est bonne !

picto-pdf.png Conjoint en première ligne
(376 ko)

par missbizz publié dans : La SEP et les autres
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