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Mercredi 14 mai 2008

La sclérose en plaques débute généralement à l'âge adulte, mais environ 5% des cas sont diagnostiqués durant l'enfance ou l'adolescence. Comme chez les adultes, la maladie peut affecter les fonctions cognitives de ces jeunes malades -causant des troubles de la mémoire, des problèmes de l’attention...- ainsi que leur QI.


D’après les auteurs d’une étude italienne parue cette semaine dans Neurology, la revue de l’
American Academy of Neurology, l’impact de la SEP sur les fonctions cognitives des enfants et des adolescents serait plus dramatique que sur celles des adultes. Et les jeunes atteints de sclérose en plaques risqueraient davantage de présenter des problèmes de mémoire, d’attention, de réflexion… et un QI plus faible.


L’étude a été menée par le Docteur Maria Pia Amato (professeur de neurologie à l’Université de Florence, Italie) et ses confrères du groupe d’étude sur la sclérose en plaques de la Société Italienne de Neurologie, sur un
échantillon de 63 jeunes atteints de sclérose en plaques et 57 jeunes en bonne santé, âgés de 8 à quasi 18 ans (l’âge moyen étant 15 ans). Le groupe SEP était composé de jeunes qui souffraient d’une sclérose en plaques de type rémittente depuis 3 ans en moyenne, et dont le score EDSS moyen était de 1,5. Quarante de ces jeunes avaient déjà suivis un traitement de fond, principalement l’interféron-bêta, pendant une durée moyenne de 1,3 an.


Les résultats ont fait apparaître que plus que la moitié des enfants et adolescents souffrant de SEP ont une altération de la fonction cognitive et un QI inférieur : près de 10% de ces jeunes patients présentaient un QI particulièrement faible (<70), ce qui semblerait lié à l'âge d'apparition de la sclérose en plaques. En effet, plus un enfant est jeune au moment de son diagnostic de SEP, et plus il/elle serait susceptible d’avoir un QI inférieur à celui des enfants chez lesquels la SEP a débuté moins précocement.


Par ailleurs, environ 30% des enfants souffrant de sclérose en plaques avaient également des difficultés de langage, ce qui n'est pas aussi fréquent chez les adultes atteints. "Nous avons observé des problèmes notables dans la communication verbale et la mémoire visiospatiale, l'attention et les différents aspects des fonctions d’exécution", ont déclaré les auteurs. "L'extrapolation de ces résultats pourrait prédire un impact fonctionnel important, car les compétences faisant appel à ces facultés sont de plus en plus indispensables pour la poursuite d'études universitaires ou supérieures."


Chaque jeune  a été soumis à une batterie de tests neuro-psychologiques, qui ont permis d’évaluer ses QI, mémoire, attention/concentration, fonctions exécutives et langage. Les chercheurs ont également évalué la fatigue et la dépression chez les patients SEP et chez les jeunes du groupe témoin.


Le QI moyen du groupe SEP s’élevait à 101,3 contre 120,5 pour le groupe témoin. Comme le résultat du groupe témoin était dans l’échelle supérieur, les chercheurs ont également comparé les scores du groupe SEP avec un sous-groupe témoin de 40 jeunes dont le score moyen était de 106,2. Deux tiers des patients SEP contre près de 96% du groupe témoin avaient un QI de 90 ou plus, dix-sept patients (28%) avaient un QI compris entre 70 et 89, et cinq patients (8,6%) avaient un QI<70 contre 2 jeunes du groupe témoin (3,5%). Le seul facteur prédictif significatif d’un QI<70 dans la sclérose en plaques a été la précocité de l'apparition de la maladie : sur ces 5 patients, un seul cas avait débuté après l’âge de 13 ans, les quatre autres ayant été diagnostiqués avant 13 ans.


Dix-neuf patients (31%) ont été considérés comme présentant une déficience cognitive significative (c’est-à-dire qu’ils ont échoué à au moins trois tests) et 32 patients (53%) ont échoué à au moins deux tests. Les 19 patients présentant une déficience cognitive significative avaient un QI moyen de 81,2, comparativement au QI moyen de 109,8 pour le reste des patients. Un faible QI a été la seule corrélation avec des troubles cognitifs.


Les trois quarts des patients présentaient par ailleurs des critères de fatigue importante (fait rappelant la nécessité d'évaluer et de traiter la fatigue chez les enfants atteints de sclérose en plaques) et la prévalence de dépression de ces jeunes patients était de 6%.


Enfin, la sclérose en plaques affectait négativement le travail scolaire et les activités quotidiennes de 56% de ces jeunes patients.


Source : American Academy of Neurology, Etude
Cognitive and psychosocial features of childhood and juvenile MS - Amato, M, Goretti, B, Ghezzi, A, Lori, S, Zipoli, V, Portaccio, E, Moiola, L, Falautano, M, De Caro, M, Lopez, M, Patti, F, Vecchio, R, Pozzilli, C, Bianchi, V, Roscio, M, Comi, G, Trojano, M. Pages: 1891-1897 (cliquer sur le lien pour accéder au résumé)


par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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Vendredi 4 avril 2008
...A peine une sensation. Enfin presque.


Il arrive que les personnes atteintes de sclérose en plaques aient l’impression de faire une nouvelle poussée, alors que ce n’est pas le cas : les symptômes qu’elles ressentent ressemblent à s’y méprendre à ceux d’une poussée et pourtant, aucune nouvelle inflammation ne s’attaque à leur système nerveux central (SNC). On parle alors de pseudo poussée.


Contrairement aux véritables poussées de SEP –qui sont causées par la maladie sous-jacente- , les pseudo poussées sont dues à des facteurs externes : stress, maladie, température ambiante élevée… et non pas à une inflammation du SNC. Par ailleurs, elles durent moins longtemps que les poussées véritables (24 heures en moyenne contre plusieurs jours à plusieurs semaines pour les poussées) et peuvent se reproduire assez fréquemment, alors qu’il s’écoule au moins un mois entre deux poussées démyénilisantes.


Cela dit, pour les patients, il n’est pas toujours évident de savoir avec certitude s’ils ont affaire à l'une ou à l'autre.


Tout d'abord, il parait opportun d’essayer de déterminer si l’on a été exposé à une situation quelconque susceptible d’aggraver les symptômes de sclérose en plaques, comme par exemple :

une situation stressante (bien que ce facteur ne fasse pas l’unanimité chez les professionnels de santé, beaucoup de malades de la SEP s’accordent à dire que le stress ne fait pas bon ménage avec leurs symptômes) ;

la chaleur (exposition au soleil, bain ou douche chaude, sauna…) ;

une infection : rhume, infection urinaire, angine… (et là d’autres symptômes s’ajoutent certainement à ceux de la pseudo poussée, tels que de la fièvre, des frissons, des nausées, une sensation brûlante en urinant ou un besoin plus pressant d’uriner…).


Par ailleurs et à titre préventif, compte-tenu du fait que les pseudo poussées sont le résultat de facteurs externes, il est souhaitable d’essayer de se protéger au mieux contre lesdits facteurs : éviter le stress et prendre le temps de se détendre… fuir la chaleur en restant au frais à l’intérieur… se protéger contre ou traiter rapidement les infections… même si parfois, cela semble bien plus facile à dire qu’à faire.


Chaque malade étant différent devant sa SEP, il appartient à chacun d’identifier ses propres facteurs déclencheurs de pseudo poussées afin de les éviter, ou tout du moins d’en minimiser l’effet.


Le fait d'avoir une pseudo poussée ne veut pas dire que la SEP s'aggrave. Cependant, si la cause des symptômes n’a pas été déterminée ou s’ils durent plus de 24 h ou encore si votre état vous inquiète, il est plus prudent de consulter le médecin.



par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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Vendredi 28 mars 2008
Deux enquêtes ont été réalisées, début 2008 aux Etats-Unis, afin d’évaluer l’impact des difficultés à marcher et de la réduction de la mobilité sur les différents aspects de la vie quotidienne pour les personnes atteintes de sclérose en plaques*.

jambes.gifParmi les patients interrogés, près des deux tiers (64%) déclarent avoir des difficultés à marcher, en être incapables ou subir des pertes d'équilibre, au moins deux fois par semaine. Chez les personnes qui éprouvent ces difficultés, 94% déclarent qu’elles sont au moins un peu dérangeantes dans leur vie quotidienne (dont 63% les estiment dérangeantes à très dérangeantes).

70% des patients qui ont des difficultés à marcher déclarent qu’il s’agit de l’aspect le plus pénible de leur maladie. Malgré ces résultats, 39% des personnes atteintes de SEP et 49% des proches soignants interrogés indiquent que ces problèmes de mobilité sont rarement ou jamais abordés avec le médecin.


"Parmi les nombreuses et importantes conclusions que nous pouvons tirer de ces enquêtes, il apparaît qu’il nous faut informer davantage les personnes atteintes de SEP et les proches soignants quant à l'impact de la perte de mobilité sur leur vie et aux options aujourd’hui disponibles afin de relever les défis engendrés par cette perte", a déclaré le Dr Nicholas LaRocca, de la National MS Society.


Les sondages ont également fait ressortir la fatigue comme un symptôme très fréquent de la sclérose en plaques. Parmi les personnes atteintes, 76% déclarent qu’elles souffrent de la fatigue au moins deux fois par semaine ; chez ces patients, 95% estiment la fatigue comme au moins un peu perturbatrice dans leur vie quotidienne (dont 60% l’estiment de perturbatrice à très perturbatrice). La fatigue est également connue pour influer sur la mobilité et l'équilibre chez de nombreuses personnes vivant avec la SEP.


"Beaucoup de gens ne se rendent pas compte à quel point des symptômes comme la fatigue peuvent affecter les personnes atteintes de sclérose en plaques. La fatigue physique est un symptôme fréquent dans cette maladie, qui peut également avoir une incidence sur la mobilité et l'équilibre. Ces études démontrent clairement qu'il est indispensable d'évaluer l'impact des multiples symptômes de la sclérose en plaque afin d'élaborer des programmes éducatifs et des stratégies de traitement" a observé le Dr LaRocca.


La peur de perdre leur mobilité est une préoccupation majeure chez les patients nouvellement diagnostiqués. Les enquêtes ont également mis en évidence deux des craintes les plus fréquemment citées par les personnes dont la SEP est récente : la restriction de leurs activités quotidiennes (78%) et la réduction de leur capacité à travailler (76%).

Autres constats :

Une majorité des patients SEP pense que les difficultés à marcher ont un impact négatif sur :
  • la faculté à assumer les tâches quotidiennes, telles que faire ses courses ou aller à la banque (70%) ;
  • l’estime de soi (69%) ;
  • la capacité à se déplacer (66%).

58% des personnes atteintes de SEP qui ont des difficultés à marcher déclarent que ce symptôme leur a fait rater des événements importants dans la vie (tels qu’un mariage, pour 22% d’entre elles) ou annuler des vacances (26%).


Par ailleurs, les patients qui ont des problèmes de marche  :

  • déclarent, pour 74% d’entre eux, que, compte-tenu de leurs difficultés, les membres de leur famille doivent assumer davantage de tâches ménagères ;
  • 68% pensent que leurs déplacements peuvent être dangereux ;
  • et 47% estiment que la difficulté à marcher a augmenté le coût de leurs soins.

Au-delà d’étudier l'impact des différents symptômes de la SEP sur la vie quotidienne des patients et des proches soignants, ces enquêtes se sont également penchées sur les dispositifs d’aide à la marche utilisés par les malades pour surmonter leurs difficultés (canne, béquilles…). Parmi les personnes atteintes de SEP qui ont recourt à une aide à la mobilité :

  • 86% des personnes le font pour maintenir leur indépendance et 54% en raison de chutes fréquentes ;
  • 92% déclarent que l'utilisation d'une aide à la mobilité est bénéfique, même si 45% des personnes atteintes de SEP pensent qu’elles sont ou seraient embarrassées d’utiliser ces moyens ;
  • 36% disent ne pas utiliser cette aide autant qu'elles le devraient.

Les difficultés liées à la mobilité ont également un fort impact sur la carrière professionnelle et la situation financière de nombreuses personnes atteintes de SEP et des proches soignants.


Ainsi, parmi les personnes atteintes de SEP qui ont un emploi et qui éprouvent des difficultés à marcher, 44% ont dû prendre des jours de congé et 34% ont dû travailler à temps partiel en raison de ces difficultés.


La moitié des personnes atteintes de SEP qui éprouvent des difficultés à marcher rapportent que leurs frais de subsistance ont augmenté un peu (32%) ou beaucoup (18%) en raison de leurs problèmes de mobilité.


Parmi les proches soignants qui ont un emploi, 46% déclarent un impact négatif sur leur travail, dont 32% qui ont dû prendre des jours de repos en raison des responsabilités qu'ils assument en matière de soins.


"En tant que patiente atteinte de sclérose en plaques depuis plus de vingt ans maintenant, je constate qu’aujourd’hui les personnes vivant avec la SEP sont plus épanouies et ont une vie plus active qu’auparavant, mais il est évident que nous avons encore un long chemin à parcourir. Pour moi, la sclérose en plaques -et en particulier les questions de mobilité- ont eu un impact direct sur ma capacité à exercer et le coût de mes soins. Ces enquêtes apportent un éclairage nouveau sur les défis que des milliers d'entre nous ont chaque jour à relever du fait de leur maladie", a déclaré une femme avocate vivant avec la sclérose en plaques.


Les résultats complets de ces enquêtes seront présentés par la National MS Society, le 8 avril prochain...


Source :
Medical News Today

 



*Dans ces enquêtes, les problèmes de marche et de mobilité ont été définis comme la difficulté à marcher ou l’incapacité de marcher deux ou plusieurs fois par semaine. Ces deux enquêtes ont été effectuées en ligne, aux Etats-Unis, entre le 28 janvier et le 25 février 2008, par Harris Interactive pour le compte de Acorda Therapeutics Inc. et de la National MS Society, auprès d'échantillons représentatifs de 1 011 patients SEP adultes et de 317 proches soignants (membres de la famille ou amis impliqués dans les soins aux patients SEP).


par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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Mercredi 19 mars 2008

Savez-vous quel est le plus grand organe de votre corps ? Allez, je vous donne un indice : il compte pour 15% de votre poids total. Vous avez deviné ? Mais oui, c’est bien ça : il s’agit de votre peau.

La peau des personnes atteintes de sclérose en plaques est souvent bien malmenée
. En effet, les traitements de fond existants sont administrés par injection (soit sous-cutanée, soit intra-musculaire, voire par perfusion intraveineuse) dont la fréquence peut favoriser l’apparition de réactions cutanées. Par ailleurs, ces traitements de fond influant sur la réponse immunitaire, il n’est pas surprenant que surviennent des réactions de type rougeur, œdème local, infection, perte tissulaire…
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Dans son édition du printemps 2008, la revue trimestrielle SP Canada propose un encart spécial "Protéger votre peau" (pages 7 à 10) qui explique le pourquoi de ces réactions cutanées, comment en réduire les risques d’apparition, mais également comment diminuer les réactions existantes.

A lire sans attendre pour conserver ou retrouver votre peau de... pêche ?

 
par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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Mercredi 5 mars 2008

En passant sur le blog de Pat, j’ai eu vent d’un article de Jean-Michel Bader paru sur le site de Le Figaro.fr Santé ; article fort intéressant, mais quelque peu démoralisant aussi pour la malade que je suis car il tendrait à remettre en cause le mode d’évolution de la SEP : plutôt qu'une maladie auto-immune, la sclérose en plaques serait une affection neurodégénérative et la progression du handicap serait indépendante des poussées…

  

Une nouvelle approche de la sclérose en plaques
Jean-Michel Bader

04/03/2008 | Le Figaro.fr Santé |


La progression inéluctable et irréversible du handicap ne serait pas liée aux poussées de la maladie, mais à une dégénérescence diffuse chronique du cerveau.

Le neurologue Christian Confavreux (Inserm 842, Lyon) a présenté hier devant l'Académie de médecine une théorie nouvelle qui a de plus en plus de soutien chez les chercheurs, sur l'origine de la sclérose en plaques. Elle peut avoir des conséquences très importantes sur les stratégies thérapeutiques. La sclérose en plaques (SEP) est l'affection neurologique chronique évolutive la plus fréquente chez l'adulte jeune en France : elle touche une personne sur 1000, soit 65 000 Français, dont 2 000 à 3 000 nouveaux cas chaque année.

Aussi surprenant que cela puisse paraître en 2007, la définition de la SEP reste anatomopathologique, seule l'observation directe des lésions permet le diagnostic : "Aucun test diagnostique spécifique fiable n'est encore disponible" rappelle Christian Confavreux.

Deux protagonistes sont à l'œuvre dans cette maladie chronique : des poussées actives durant plus de 24 heures, avec apparition de symptômes nouveaux (cécité, troubles de la marche, déficits) suivies d'une récupération plus ou moins complète ; et une progression continue vers un handicap installé, irréversible et qui n'arrête jamais de s'aggraver. Les malades peuvent n'avoir que des poussées, avoir des formes secondairement progressives (85 % des cas) ou progressives d'emblée (15 %). "Le dogme depuis cinquante ans, c'est que les poussées successives seraient seules responsables de l'accumulation du handicap. Une véritable pensée unique !" explique M. Confavreux.

La création de grandes cohortes de malades et de bases de données depuis le début des années 1990, comme la cohorte SEP lyonnaise (1 900 malades de 1957 à 1997), a permis de montrer que la vitesse d'accumulation globale du handicap n'est pas influencée par la présence ou l'absence de poussées.

Une maladie neurodégénérative primitive

Les traitements immuno-actifs, s'ils parviennent à enrayer, voire à supprimer complètement les poussées, n'enrayent pas non plus la poursuite de la progression neurologique et de l'atrophie du cerveau. Les interférons bêta utilisés en première ligne dans la maladie réduisent certes de 30 % la fréquence des poussées (et de 50 % l'activité IRM du cerveau) : mais ils sont sans effet sur l'évolution des malades. Même l'Alemtuzumab, un anticorps très puissant dirigé contre les cellules de l'immunité et utilisé dans les SEP aiguës (poussées intenses, handicap rapide), s'il permet de supprimer quasiment toutes les poussées, est incapable de ralentir ou de stopper la progression du handicap. La SEP serait donc une maladie neurodégénérative primitive, et non auto-immune comme on l'a cru longtemps.

"Nous avons été frappés de myopie", s'autoaccuse M. Confavreux, «en ne voyant que l'arbre des poussées qui cachait la forêt de la destruction chronique». Les techniques d'IRM avancées, qui ont permis de voir pendant les poussées cliniques l'apparition des lésions focales aiguës, permettent en effet aujourd'hui de lier la progression du handicap neurologique avec la progression de la neurodégénérescence diffuse chronique. «Cela veut dire que nos stratégies thérapeutiques doivent évoluer», estime le Dr Confavreux,
"il ne suffit plus de traiter les foyers d'inflammation aiguë, il faut s'attaquer à l'inflammation diffuse chronique, dans le sanctuaire profond du cerveau. C'est la nouvelle frontière de la SEP".
 
 

Cet article serait paru quatre mois plus tôt, il aurait totalement remis en question ma décision de me soumettre à un traitement de fond par interféron... parce que franchement, là, je me pose la question :
undefined  A quoi bon ?...

par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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Samedi 9 février 2008
undefinedLa Société Canadienne de la Sclérose en Plaques propose un fascicule sur les troubles cognitifs liés à la sclérose en plaques, document adapté d'une publication de l'organisme américain National Multiple Sclerosis Society : "Solving Cognitive Problems".

Cette brochure de 36 pages est une source d’information complète sur le dysfonctionnement cognitif : quelles fonctions intellectuelles peuvent être touchées ? Comment se développent ces troubles et à quelle fréquence surviennent-ils ? Comment les dépister ? Peut-on les traiter ?

Il propose également des moyens de composer avec ce symptôme fréquent.


undefined  Changements cognitifs et sclérose en plaques (481 ko)

 
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Mardi 29 janvier 2008
A la question Pourquoi la chaleur et l’humidité affectent-elles les personnes atteintes de SEP ?, le Docteur Grand’Maison (Directeur de la Clinique de SP – Neuro Rive-Sud, Greenfield Park, Qc.) apporte la réponse suivante :
hot.jpgLa chaleur affecte les personnes atteintes de sclérose en plaques en ce sens qu’elle fait s’aggraver les symptômes de cette maladie ou fait réapparaître d’anciens symptômes chez environ 70% d’entre elles.
Il importe de comprendre qu’une augmentation de la température du corps n’aggrave pas la maladie elle-même. L’aggravation est passagère, ne durant que quelques heures habituellement, à moins que la chaleur ambiante ne persiste.
Cette exacerbation des symptômes causée par une élévation de la température corporelle s’appelle une pseudo-poussée. Il suffit d’une augmentation de 0,5°C pour déclencher une pseudo-poussée, qui est causée par un blocage de l’influx nerveux le long des fibres nerveuses démyélinisées. La myéline régénérée est très sensible à la chaleur.

Source : Société Canadienne de la SEP

 
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Lundi 14 janvier 2008

Nos nerfs contrôlent pratiquement tout notre organisme : il n’est donc pas surprenant qu’une maladie touchant le système nerveux central se manifeste à différents endroits du corps, mais aussi de nombreuses façons. La sclérose en plaques, par sa multitude de manifestations, a une influence différente d’un individu à l’autre, et ce qui peut se produire dans l’organisme de l’un ne se retrouve pas forcément dans celui de l’autre.

undefinedAinsi, la SEP peut occasionner…


…des faiblesses musculaires

Beaucoup de patients atteints de SEP constatent qu’ils ont du mal à marcher, ou même simplement à se tenir debout, comme si leurs jambes étaient plus lourdes. Cette impression provient d’une diminution de leur force musculaire, elle-même due à un affaiblissement des muscles. En effet, la SEP rend les nerfs moins aptes à exécuter certaines tâches : les muscles ne reçoivent plus tous les ordres que le cerveau leur donne, et comme ils sont moins sollicités, ils s’affaiblissent.

Pour gérer ces faiblesses, une assistance médicale peut être apportée par le kinésithérapeute, l’ergothérapeute (pour les problèmes de mobilité) ou l'orthophoniste (pour les problèmes d’élocution) par exemple.

…de la rigidité et de la spasticité

Il peut arriver que les ordres donnés par le cerveau parviennent aux nerfs de manière erronée, et que le muscle fasse donc tout autre chose que ce qui était prévu. Ce phénomène peut entraîner dans le muscle une raideur ou des contractions involontaires (par exemple, une secousse de la jambe lors du mouvement ou du contact avec la plante du pied).

Pour prévenir ces désordres, il faut essayer d’éviter les mouvements rapides, et privilégier les gestes calmes et lents. Des médicaments peuvent être prescrits par le médecin si l’incoordination des muscles devient vraiment handicapante et le kinésithérapeute peut aider à éviter qu’une soudure des articulations survienne suite à un enraidissement.

…des difficultés visuelles

L’inflammation du nerf optique peut occasionner des symptômes assez variables, allant d’un voile devant les yeux à des difficultés d’accommodation, la disparition de certaines couleurs ou encore la perception d’une tache sombre.

Le rétablissement du contrôle de ce nerf se fait avec l’aide de l’ophtalmologue qui, dans certains cas, prescrit des anti-inflammatoires.

…des troubles sensitifs

Les nerfs sensitifs peuvent également moins bien fonctionner : le toucher peut se modifier, ou l’impression d’une « drôle de sensation » peut s’installer (comme celle d’avoir une bande autour du ventre ou du genou par exemple), ou bien encore le sens du toucher se change en une sensation de brûlure, de picotement ou tout simplement… en l’absence de sensation. Par ailleurs, lorsqu’ils penchent la tête en avant, certains patients ressentent une sorte de choc électrique le long du dos, des bras ou des jambes : c’est le signe de Lhermitte.

 

Face à ces problèmes sensitifs, il n’y a pas ou peu de solutions et les patients doivent apprendre à vivre avec leurs limites. Le kinésithérapeute et l’ergothérapeute peuvent cependant apporter des aides adaptées aux malades.

…des crises douloureuses

De nombreux patients souffrent de crises douloureuses, qui sont certes très courtes (quelques secondes ou minutes) mais qui peuvent se répéter plusieurs fois par jour. Ces crises ne sont généralement pas provoquées par la SEP elle-même, mais par l’inflammation d’un nerf, qui est ainsi rendu très facilement réactif aux stimuli extérieurs (même minimes, comme se brosser les dents, par exemple).

Les analgésiques s’avèrent généralement efficaces pour soulager ces douleurs. L’électrothérapie peut également être utilisée.

 
par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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Vendredi 30 novembre 2007
La labilité émotionnelle, également appelée affect pseudo-bulbaire, est un changement rapide et important de l’humeur, qui peut être suscité de façon imprévisible et disparaître tout aussi soudainement.

labilite.gifCette réaction affective se manifeste chez près d'un malade sur dix atteints de sclérose en plaques. Souvent disproportionnée, elle n’est pas en relation directe avec une émotion sous-jacente : un individu peut soudain se mettre à rire, à pleurer ou paraître hostile sans pourtant ressentir de réelle joie, de vraie peine ou de colère. Il faut bien sûr distinguer cette condition des troubles de l’humeur qui sont, eux aussi, fréquemment observés chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (et dans ce cas, la réaction affective est directement en relation avec l'émotion sous-jacente).

Le plus souvent, la labilité émotionnelle est associée avec une atteinte physique plus grande ; on l’observe généralement chez les patients souffrant d’une forme chronique progressive de SEP.

Les causes de l’affect pseudo-bulbaire ne sont encore parfaitement connues, mais certaines études suggèrent qu’il résulte d’une perte des inhibitions entre le tronc cérébral et le cortex cérébral impliqué dans ces réactions. Cette perte des inhibitions serait engendrée par l’accumulation des plaques dans la substance blanche du cerveau.

Des études suggèrent que cette condition peut être améliorée par des médicaments, dont certains anti-dépresseurs (tricycliques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ISRS). D’autres médications ont également été utilisées avec succès. Cependant, seul le médecin est apte à choisir le traitement le plus approprié à la condition médicale de son patient.
par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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Lundi 19 novembre 2007

Les troubles cognitifs liés à la sclérose en plaques

Diminution de l’attention, problèmes de concentration, oublis plus fréquents, difficultés d’apprentissage, ralentissement du traitement de l’information et autres troubles de la pensée
sont des troubles neuropsychologiques, communément appelés troubles cognitifs.


Ces déficits cognitifs, dont on parle peu et qui sont mal connus, sont présents chez au moins 50% des personnes atteintes de sclérose en plaques. Variables d’un sujet à l’autre, ils peuvent apparaître dès le début de la maladie, s'aggraver avec le temps et être une cause importante de handicap dans la vie sociale, familiale et professionnelle des patients malgré des performances globales généralement préservées (car ils ne sont pas nécessairement liés à la présence de troubles physiques).

Les troubles cognitifs peuvent donc constituer une plainte émanant directement du patient, mais parfois de l'entourage familial ou professionnel qui remarque les difficultés. La fréquence de ces difficultés fait de leur dépistage et de leur reconnaissance, un élément important dans la prise en charge des patients atteints de sclérose en plaques.

Au début, ces troubles sont rares et peu gênants pour les patients. Leurs proches s’imaginent (parfois à tort) qu'un défaut d'attention ou un oubli ne sont pas liés à la maladie. De leur côté, certains patients peuvent avoir l’impression « de devenir fous », ne s’imaginant pas que leurs troubles sont liés à la SEP.

C’est lorsque les patients fournissent des efforts ou lorsqu’ils sont stressés que ces problèmes d'attention et de concentration sont les plus marqués : ils ont alors souvent des difficultés à se concentrer et à faire plusieurs choses à la fois, difficultés qui se rencontrent en entreprise, mais également au domicile (pour exécuter des tâches ménagères, par exemple).


La mémoire n’est pas épargnée, même si elle n’est pas touchée dans sa globalité (la mémoire se répartissant en différents systèmes qui peuvent être plus ou moins perturbés par l’affection).

La plus fréquemment touchée est la mémoire à court terme. Sont également souvent affectées la mémoire épisodique et la mémoire sémantique. La mémoire procédurale, quant à elle, est peu souvent atteinte.


Les troubles de la parole liés à SEP dépendent très souvent des troubles de la mémoire, et on peut en prendre conscience lorsque l'on cherche ses mots ou lorsqu'on éprouve du mal à parler.

Que faire en cas de troubles neuropsychologiques ? 


Lorsque les patients prennent conscience de difficultés cognitives, il est important qu'ils en parlent avec leur neurologue afin qu’une évaluation neuropsychologique précise soit réalisée pour mieux cerner les troubles en question (le plus souvent, cette exploration n’est pas menée par le neurologue lui-même, mais par un neuropsychologue).


Cet examen est composé de tests qui explorent :

- la mémoire (par l'apprentissage d'une liste de mots),
- les capacités de planification et d’organisation (test de classement de cartes),
- l'attention et la concentration proprement dite (test de dénomination de couleurs tout en inhibant le réflexe de lecture de mots désignant d'autres couleurs).

Le but des tests est d'objectiver les troubles afin qu'ils puissent être compris par l'entourage familial et professionnel et qu'une prise en charge des patients dans une stratégie de réadaptation puisse être envisagée (aménagement de la vie quotidienne, du travail, exercices de rééducation, réassurance, confiance en soi, reconquête d'une estime de soi, relaxation).
Ces tests doivent tenir compte de la prise de médicaments au moment de l'examen (comme, par exemple les benzodiazépines ou les corticoïdes qui peuvent influencer les performances intellectuelles).

Bien évidemment, l'ensemble de la démarche diagnostique ne peut être effectuée que si le patient en éprouve le besoin et s’il consent à la réalisation du bilan neuropsychologique.

Il faut donc retenir que, même s’ils sont handicapants, les troubles cognitifs liés à la sclérose en plaques ne doivent pas être considérés comme inéluctables et leur reconnaissance est un point de départ important dans leur prise en charge.

Dessin : Blo(r)g
 
par missbizz publié dans : C'est la faute à la SEP...
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