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Mercredi 4 juin 2008

Les anticorps ont actuellement la cote en médecine. Ils permettent de traiter des maladies sur lesquelles les médicaments existants n’ont pas d’action suffisamment efficace. Qu’en est-il de la sclérose en plaques ? Un point est fait sur cette nouvelle approche thérapeutique dans un article de l’édition 02/2008 de FORTE, le magazine de la Société suisse de la sclérose en plaques.


  Les anticorps, nouvelle approche thérapeutique dans le traitement de la SEP (28 Ko)


par missbizz publié dans : Thérapeutiques : des armes pour se battre communauté : SEP(sclérose en plaques)HANDI
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Jeudi 29 mai 2008

Traitement médicaux naturels, les cures thermales apportent des soins par l’eau de source thermale. Elles produisent des effets biologiques selon la propriété des eaux, des boues, des gaz, des effets thermiques, mécaniques. La spécificité des cures tient à leur impact global sur la santé des malades et leur action peut être préventive.


D’une durée de trois semaines, les cures thermales sont indiquées pour des maladies chroniques, face à des échecs, refus ou contre-indications thérapeutiques, en accompagnement d’un traitement classique ou en prévention de complications de certaines maladies. La sclérose en plaques fait partie des pathologies prises en charge dans le cadre d’une cure thermale à orientation thérapeutique Neurologie.


En France métropolitaine, trois stations -agréées et conventionnées- sont à orientation thérapeutique Neurologie : Lamalou-les-Bains (Hérault), Néris-les-Bains (Allier) et Ussat-les-Bains (Ariège). La station de Lamalou-les-Bains propose notamment un séjour spécifique Sclérose en plaques, avec un programme conçu conjointement par le CHU de Montpellier et la NAFSEP.


Des informations plus générales sur les cures thermales (demande et modalités de prise en charge, organisation du séjour, traitements et tarifs de cure conventionnels…) sont disponibles sur le Site Officiel du Thermalisme Français.


par missbizz publié dans : Thérapeutiques : des armes pour se battre communauté : SEP(sclérose en plaques)HANDI
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Jeudi 1 mai 2008
D’après une étude préliminaire qui vient de paraître dans la revue britannique Journal of Neurology, Neurosurgery and Psychiatry, l'antidépresseur Prozac® pourrait contribuer à freiner l’activité de la sclérose en plaques de forme rémittente.

Une équipe de chercheurs néerlandais a traité, sur une période de 24 semaines, 40 patients non dépressifs mais atteints de la forme rémittente de sclérose en plaques, avec soit de la fluoxétine (Prozac®) à raison de 20mg par jour, soit un placebo. Des IRM cérébrales détaillées ont été réalisées toutes les quatre semaines afin de vérifier l’apparition éventuelle de nouvelles zones inflammatoires (plaques).


Sur les 40 personnes, 38 patients (19 dans chaque groupe) sont allées jusqu’au bout de l’étude. Les IRM de contrôle ont montré que ceux du groupe placebo présentaient davantage de nouvelles plaques que ceux traités avec le Prozac®.
Les effets bénéfiques ont commencé à apparaître au bout de huit semaines, ce qui correspond à la période nécessaire pour que l’inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS) -classe de médicaments dont le Prozac® fait partie-, commence à faire effet pour soulager la dépression.

Le nombre moyen de nouvelles zones affectées était supérieur à cinq dans le groupe placebo, tandis qu’il était inférieur à deux dans le groupe Prozac®. Une IRM sur quatre montrait de nouvelles plaques chez les patients traités avec le Prozac®, ce chiffre passant à quatre IRM sur dix chez les patients du groupe placebo.


Par ailleurs, au cours des 16 dernières semaines de l’étude, près des deux tiers des patients (63%) du groupe Prozac® ne présentaient pas de nouvelle zone inflammatoire, contre seulement un sur quatre (26%) dans le groupe placebo.


Les auteurs de cette étude restent prudents compte-tenu de la petite taille de leur échantillon ; des études à plus grande échelle seront nécessaires avant que des conclusions puissent être tirées.


Mais ils précisent que leurs résultats sont "suffisamment encourageants pour justifier la poursuite des études avec la fluoxétine chez des patients souffrant de sclérose en plaques", ajoutant que des doses plus élevées et des combinaisons de traitement avec d'autres médicaments modifiant la réponse immunitaire pourraient être envisagées.

Le compte-rendu de l'étude paru dans la revue scientifique britannique est disponible en ligne, en anglais et au format pdf  :

  Effects of fluoxetine on disease activity in relapsing multiple sclerosis: a double-blind, placebo-controlled, exploratory study (108 Ko)


 

par missbizz publié dans : Thérapeutiques : des armes pour se battre
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Lundi 14 avril 2008

Une étude a été conduite en Argentine, pendant trois ans, évaluant le taux de rechute chez 114 patients atteints de sclérose en plaques de type récurrente-rémittente et chez lesquels le traitement de fond a été changé suite à l’échec de la monothérapie qui leur avait été prescrite en première intention. Les résultats ont démontré que les patients qui sont passés d’un interféron-bêta (ou IFN-bêta : Avonex®, Rebif®, Betaferon®) à l’acétate de glatiramère (Copaxone®) ont bénéficié d’une réduction de 77% du taux annualisé de rechutes (tombant de 0,63 à 0,14). En outre, l’invalidité de ces patients, telle que mesurée sur l’échelle EDSS, n'a pas progressé de façon significative.


L'étude a évalué l'efficacité clinique de ce changement de traitement chez ces patients n’ayant pas répondu efficacement à une thérapie par immunomodulateur en première intention. Passer d’un traitement par IFN-bêta à un autre IFN-bêta a été bénéfique chez tous les patients en terme de réduction du taux de rechute ; toutefois, ceux qui sont passé d’un IFN-bêta à l’acétate de glatiramère n’ont pas eu de progression notable de l'invalidité, tandis que l'invalidité a continué d'augmenter chez les patients qui ont basculé de l’acétate de glatiramère à l'IFN-bêta ou d’un IFN-bêta à un autre.


En outre, la proportion de patients n’ayant pas fait de rechute durant ces trois années de traitement, a augmenté de 16% à 68% après leur passage à l’acétate de glatiramère. Tandis que la proportion de ceux qui sont passés d’un INF-bêta à un autre IFN-bêta était la même avant et après le changement de traitement.


Le Docteur Adriana Carrá (du Service Neurologie de l’Hôpital Britannique de Buenos Aires, Argentine) a déclaré : "Pour les patients qui sont passés d’un IFN-bêta à l’acétate de glatiramère, les résultats obtenus sont compatibles avec ceux d'études précédentes démontrant une forte réduction du taux de rechute annualisé moyen et une stabilisation de la progression de la maladie".


Les résultats complets de cette étude, intitulée "Therapeutic outcome 3 years after switching of immunomodulatory therapies in patients with relapsing–remitting multiple sclerosis in Argentina" ont été publiés ce mois-ci dans le magazine European Journal of Neurology.


par missbizz publié dans : Thérapeutiques : des armes pour se battre
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Dimanche 2 mars 2008

Selon un article paru le 27 février sur le site internet de Reuters UK, les régulateurs américains ont déclaré mercredi dernier que les laboratoires Biogen Idec Inc et Elan Corp Plc ont mis en garde les médecins au sujet de graves problèmes hépathiques dont souffreraient certains patients SEP traités au moyen de Tysabri®.

"De sévères atteintes hépathiques sont survenues chez des patients dès le sixième jour après leur première prise de Tysabri®", ont déclaré les sociétés pharmaceutiques dans une lettre aux médecins, datée de février 2008 et publiée sur le site internet de la Food and Drug Administration.

"Des atteintes ont également été rapportées pour la première fois chez des patients ayant reçu plusieurs doses de Tysabri®. Chez certains patients, les problèmes hépatiques réapparaissent au moment des réadministrations du produit, confirmant la responsabilité du Tysabri® dans ces atteintes."

"Les atteintes hépatiques sévères pouvant conduire à la mort ou à la nécessité d'une greffe, Tysabri® doit être interrompu chez les patients souffrant d'un ictère ou d'autres signes d'atteinte hépatique significative. Les patients doivent être informés de lire la notice au sujet des symptômes relatifs aux problèmes de foie."


 
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Mercredi 27 février 2008
traiter.gifMalgré les efforts de la recherche pour mieux connaître la sclérose en plaques et tenter de la vaincre, aucun des traitements actuels ne permet une guérison totale et définitive. Ils sont cependant importants pour la qualité de vie des patients. Petit tour d’horizon des principales médications disponibles…

Traiter les poussées


Lorsqu'une poussée survient et qu'elle s'avère gênante pour le patient, il faut en réduire l’intensité et la durée.


Traitement ponctuel, les corticoïdes sont alors utilisés en perfusion à hautes doses (bolus de Solumedrol® par exemple), le patient étant en général hospitalisé sur une courte période (3 à 5 jours). A l’issue de ces perfusions, des corticoïdes à plus faible dose peuvent être prescrits par le neurologue, ils sont alors pris par voie orale pendant 10 à 15 jours. A noter que pendant toute la durée du traitement, une alimentation pauvre en sel et en sucre est fortement conseillée.

Ralentir l’évolution naturelle de la maladie

Ils existent différents types de traitements de fond. Parmi eux, on peut noter :

Les immuno-modulateurs : traitements de fond classiques, ils limitent les excès du système immunitaire et permettent donc d'atténuer l'attaque inflammatoire de la myéline.

Les principaux représentants des immuno-modulateurs sont les interférons bêta-1a et 1b, substances naturellement produites par certaines cellules immunocompétentes de l’organisme, qui jouent un rôle important dans le contrôle de la réaction inflammatoire : les interférons bêta ont ainsi le pouvoir de limiter la réaction inflammatoire.

Leur efficacité dans la sclérose en plaques consiste en une diminution de la fréquence des poussées et du risque de progression du handicap.

Ils sont administrés par injections, soit par voie intra-musculaire (Avonex® 1 fois par semaine), soit par voie sous-cutanée (Rebif® 3 fois par semaine, et Betaferon® tous les 2 jours).

Un autre immuno-modulateur, l'acétate de glatiramère (Copaxone®, 1 injection sous-cutanée tous les jours), se montre efficace sur la réduction de la fréquence des poussées et est également utilisé comme traitement de fond de la SEP.

La prescription des immuno-modulateurs est obligatoirement réalisée par un médecin neurologue, spécialiste ayant l'expertise nécessaire pour s'assurer que le patient remplit bien les conditions nécessaires (critères de certitude diagnostique et d’IRM) et qu’il ne présente aucune contre-indication au traitement.
 

Les anticorps monoclonaux : le natalizumab (Tysabri®), inhibiteur sélectif des molécules d’adhésion, est indiqué dans les formes très actives de sclérose en plaques rémittente. Administré mensuellement par perfusion, cette catégorie de médicament nécessite également une surveillance à l’hôpital.

Les immuno-modulateurs et le natalizumab sont des traitements de fond à prendre au long cours, pendant des mois voire des années, contrairement aux corticoïdes qui ne sont utiles qu’au moment des poussées. Le neurologue pourra déterminer, selon l’évolution du patient et ses motivations, et en accord avec lui, la durée précise du traitement de fond.


Les immunosuppresseurs : ils fonctionnent en attaquant directement les cellules immunocompétentes. Compte-tenu de leur toxicité, ils sont prescrits pour des durées plus courtes (quelques mois à deux ans selon le cas) et nécessitent une surveillance très étroite en milieu hospitalier.

 

La mitoxantrone (ELSEP®) est indiqué dans les formes agressives et récidivantes de SEP. Sa prescription est réservée aux neurologues en service de neurologie et limitée par une toxicité cardiaque et hématologique. Il est administré en perfusion mensuelle.

 

Le cyclophosphamide (Endoxan®) est proposé pour les formes agressives de SEP ou aux formes progressives (secondaires ou primaires) lorsqu’il existe une progression rapide et documentée du handicap. Il est également administré en perfusion mensuelle.

 

L’azathioprine (Imurel®) est proposé aux patients évoluant par poussées et présentant une intolérance aux injections sous-cutanées (il s'agit d'un médicament par voie orale). Ses effets toxiques à long terme limitent sa prescription.

 

Soulager les symptômes

 

Des traitements symptomatiques sont prescrits au cas par cas pour soulager les manifestations de la maladie présentés par chaque patient. Généralement administrés par voie orale, ils peuvent être pris conjointement avec les traitements de fond. Il s'agit notamment :

 

- de médicaments contre la spasticité ou raideur des membres ;

 

- d'anti-asthéniques pour lutter contre la fatigue (l'association à un soutien psychologique peut s'avérer utile) ;

 

- de médicaments à visée urinaire qui seront prescrits selon que le patient se plaint de troubles de la vidange ou au contraire du remplissage de la vessie (leur prescription sera en général précédée d'un bilan urodynamique pour évaluer les troubles de la vessie et si, par ailleurs, s'il y a une infection urinaire, des antibiotiques seront prescrits) ;

 

- d'anti-dépresseurs et anxiolytiques pour traiter la dépression (ici aussi, une psychothérapie de soutien peut être également utile) ;

 

- de laxatifs ou anti-spasmodiques pour les troubles intestinaux ;

 

- de traitements à visée sexuelle (accompagnés ou non d'une sexothérapie).

 



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Jeudi 14 février 2008

Un article intéressant est paru hier sur le site américain de Reuters : Cancer drug slows multiple sclerosis progression (de Gene Emery), dont je vous ai fait un petit résumé.

Un médicament habituellement utilisé contre le cancer et la polyarthrite rhumatoïde, le Rituxan® (rituximab), a donné des résultats intéressants sur un échantillon de patients atteints de sclérose en plaques :

IVinjection.jpg- il a suffi de deux perfusions de ce produit, faites à deux semaines d’intervalle, pour ralentir la progression de leur SEP pendant près d’un an ;
- ce médicament a semblé être deux fois plus efficace que les traitements de première intention habituellement prescrits contre la SEP : en effet, le nombre de lésions des patients concernés avait baissé quasiment immédiatement après les deux perfusions ;
- après 48 semaines d’essai thérapeutique, seulement 20% des 69 patients bénécifiaires ont fait une nouvelle poussée (contre 40% des 35 patients ayant reçu un placebo).

Cette étude aura notamment donné aux chercheurs une meilleure idée de ce qui cause la SEP : le Rituxan® est un anticorps monoclonal chimérique qui attaque les cellules immunitaires, appelées cellules B.

"Ceci nous a enseigné que les cellules B sont absolument essentielles dans l'origine des attaques inflammatoires de la sclérose en plaques" a déclaré le Dr Stephen Hauser (Université de Californie, San Francisco), qui a travaillé sur l’étude publiée dans le New England Journal of Medecine.


A suivre donc…

 

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Vendredi 4 janvier 2008

Dans son bulletin du 31 décembre dernier, l’ IACM (Association Internationale pour le Cannabis Médical) rapporte que :

 

undefinedDans une étude menée par les chercheurs de l’université de Harvard de Boston, le THC (dronabinol) a diminué la douleur de 30 patients qui prenaient déjà des opiacés pour soulager leur douleur chronique. La phase I de cette étude organisée en 2 phases comportait un essai en double aveugle pendant lequel on a administré aux participants en une prise unique et à trois dates différentes des gélules identiques avec soit 10 mg de THC soit 20 mg de THC soit un placebo. La phase II, en essai ouvert, consistait à l’administration de THC, dosé individuellement, associé à la médication avec des opiacés à dosage fixe.

Les résultats de l’étude en phase I ont montré que les patients à qui on a administré du THC ont bénéficié d’une réduction de l’intensité de la douleur par rapport à ceux du groupe témoin, et ce, sans distinction des deux dosages de THC. Dans l’essai en phase II, le THC titré a conduit à un soulagement significatif de la douleur et à une satisfaction accrue, selon les valeurs obtenues et comparées à celles de départ. Les dosages ont eu une incidence sur la fréquence des effets secondaires. Globalement, l’utilisation du THC a augmenté l’effet analgésique chez les patients qui prennent des opiacés pour traiter leurs douleurs chroniques.

(Source : Narang S, Gibson D, Wasan AD, Ross EL, Michna E, Nedeljkovic SS, Jamison RN. Efficacy of Dronabinol as an Adjuvant Treatment for Chronic Pain Patients on Opioid Therapy. J Pain, du 12 décembre 2007 [Publication électronique avant impression])

 

Rappelons qu’en Europe, la France brille par son manque d’ouverture d’esprit et sa législation répressive vis-à-vis du cannabis : la loi en interdit tout usage, même thérapeutique. Les rapports officiels sur l’intérêt de l’utilisation thérapeutique du cannabis ont beau se multiplier, les législateurs français continuent de faire la sourde oreille et les recommandations ne sont pas suivies d’effets législatifs.

Pendant ce temps, nos voisins européens, les uns après les autres, dépénalisent l’usage du cannabis à des fins médicales

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Lundi 10 décembre 2007

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Voilà une question –fort légitime- que tout nouveau diagnostiqué atteint de sclérose en plaques se pose rapidement… La Société Canadienne de Sclérose en Plaques tente d’y apporter une réponse dans un document qui devrait les aider à comprendre les raisons qui justifient de commencer un traitement pour la SEP.


Dans cette brochure de 15 pages sont sommairement expliqués ce qu’est la SEP, comment elle progresse, quels sont les médicaments actuellement disponibles et comment ils agissent, comment faire pour décider d’accepter (ou non) un traitement…

picto-pdf.png Traitement de la SEP : Devrais-je commencer à prendre un médicament ? (632 Ko)

 

 

 
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Mardi 13 novembre 2007

Comme je vous l’ai précisé dans mon billet d’hier, je ne peux pas entamer tout de suite ma potion magique. Profitons-en pour faire un petit point sur ce philtre : Comment agit-il ? Quel est son pouvoir ? Et quels sont ces effets infernaux ?

L'Avonex® est un interféron bêta-1a qui appartient au groupe des médicaments appelés immunomodulateurs. Pour faire simple, l'interféron (IFN) est une protéine naturelle produite par les cellules de l’organisme pour combattre les infections et les tumeurs. Certaines maladies sont causées, pense-t-on, par un dysfonctionnement du système immunitaire (système de défense de l'organisme) qui se met alors à attaquer certaines cellules : c’est le cas, par exemple, de la sclérose en plaques, de la polyarthrite rhumatoïde et de certains cancers.

marmite.gifLes laboratoires pharmaceutiques ont donc mis au point des préparations d'interféron synthétique (alpha, bêta et gamma), qui assurent une régulation du système immunitaire de façon à réduire les symptômes de ces maladies.

Ainsi, l’interféron bêta-1a s'utilise dans le traitement de fond de la sclérose en plaques rémittente, caractérisée par des périodes symptomatiques (poussées) suivies de périodes exemptes de symptômes (rémissions). Il faut bien être conscient que ce produit ne guérit pas la maladie : il pourra tout au mieux atténuer ses symptômes, réduire le nombre de poussées ainsi que le nombre et la taille des lésions cérébrales actives décelées à l’IRM (imagerie par résonance magnétique).

L’Avonex
® n’est bien sûr pas l’unique spécialité d’interféron bêta prescrite dans le traitement de la SEP rémittente : il existe également sur le marché Betaferon® et Rebif®. Ces trois produits se présentent uniquement sous forme injectable, mais leur mode d'administration (sous-cutanée ou intra-musculaire), leur fréquence de prise (tous les deux jours à une fois par semaine) et leur dosage diffèrent. Pour ce qui concerne l’Avonex®, la dose recommandée est de 30 µg, administrée par injection intra-musculaire une fois par semaine.


Cependant, tout en agissant sur les cellules malades, les interférons produisent également des effets sur certaines cellules saines et provoquent ainsi des effets secondaires indésirables. Sont souvent constatés : un symptôme pseudo-grippal (céphalées accompagnées de frissons, sueurs, douleurs musculaires…), des nausées, de l’asthénie (fatigue pathologique), des vomissements, de l’hyperacidité gastrique et de l’indigestion ; d’autres effets, moins fréquents, se manifestent entre autres par des dépressions, une chute des cheveux, des troubles du sommeil…

 

Charmant programme en perspective ! Ces produits sont donc à utiliser sous une surveillance médicale stricte et à éviter chez certains patients sujets à convulsions, insuffisance hépatique ou rénale, problème cardiaque grave, insuffisance médullaire, dépression, et chez les femmes enceintes ou qui allaitent.

 
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