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La farfouille

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De la pub utile...

Mardi 24 juin 2008
Hier soir, en rentrant du boulot, je passe chercher mes résultats d’analyses sanguines au labo. A peine remontée dans la voiture, je décachète l’enveloppe et jette un coup d’œil à la fois pressé, curieux et vaguement inquiet aux trois pages couvertes de chiffres avant de m’attarder plus précisément sur la partie Biochimie.

Et là… surprise ! En quatre semaines, mes transaminases ont fait un bond en arrière spectaculaire : de 57 UI/l à 29 UI/l pour les GOT/ASAT et de 123 UI/l à 48 UI/l pour les GPT/ALAT. Rhôooooo, c’est y pas le bonheur ? Et toutes les autres données sont également "dans la fourchette" des valeurs de référence.

Ravie, je vous dis… même si le mystère de ce renversement positif reste entier. Cela me rassure quant à la pérennité de mon traitement par Avonex®. Il n’empêche : rendez-vous est pris dans quatre semaines pour le prochain contrôle "anti-dopage"…


par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps communauté : SEP(sclérose en plaques)HANDI
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Samedi 21 juin 2008
…et en pleine forme même ! Mais je dois avouer que ces derniers temps, j’avais mille choses dans la tête et, du coup, je ne suis pas repassée pour donner des nouvelles (merci à la personne qui s'en est inquiétée par courriel -elle se reconnaîtra et je l'embrasse-).

Au début du mois, j’ai donc revu le neuro pour mes problèmes de cytolyse médicamenteuse ; laquelle était stable et n’avait pas encore crevé le plafond des 5 fois la valeur de référence. J’ai donc eu droit à un renouvellement d’Avonex® pour les trois prochains mois, avec pour consigne de faire un contrôle sanguin toutes les quatre semaines et de stopper immédiatement l’interféron si mes transaminases GPT/ALAT atteignent le seuil fatidique des 175 000 UI/l.

Pas besoin de vous faire un dessin : j’ai quitté son cabinet tout à fait satisfaite par ce renouvellement de traitement, en me lançant intérieurement un « Pourvu que ça dure ! » à la Jean-Yves Lafesse…

…ce dont je serai fixée dans deux jours puisque ce matin, j’ai eu droit à l'une de ces prises de sang mensuelles (ben oui, la précédente remontait au 24 mai… le temps passe tellement vite !).


De son côté, l’IRM de mon bras gauche a révélé « une épicondylite latérale (tennis elbow), ainsi qu’une inflammation au niveau de la terminaison du muscle triceps brachial s’étendant vers la région du nerf ulnaire ». Bien. Je ne sais absolument pas ce que cela veut dire car je n’ai toujours pas pris la peine de revoir le médecin traitant avec mes clichés. Mais d’après ce que j’en pense, mes douleurs ne seraient pas liées à la SEP et à des séquelles de poussée. A me faire confirmer donc, à l’occasion d’un rendez-vous chez mon médecin généraliste préféré…


Et à part ça ? Je me suis encore délestée de quelques kilos et centimètres de circonférence, et recommence enfin à me vêtir avec autre chose que des polos larges et informes. L’activité physique revient également à l’ordre du jour dans mon emploi du temps, et plus précisément le cardio-training (enfin, si je n’y laisse pas le cœur ou un poumon après toutes ces années sans sport !). Faut pas déconner non plus : dans quelques jours, je soufflerai mes 45 bougies et j’aimerai être en forme et présentable pour mes 40 dernières années !


Sur ce, bon dimanche et portez-vous bien...

par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps communauté : SEP(sclérose en plaques)HANDI
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Lundi 2 juin 2008

…avec examens, consultations ou autres zakouskis hospitaliers. Remarquez, ça laisse du temps libre et un esprit reposé pour les autres semaines.


J’ai fait tout récemment un prélèvement sanguin pour contrôler mes niveaux de transaminases. La bonne nouvelle (mais celle-là, je n’en doutais pas malgré l’inexistence d’une quelconque vaccination antérieure), c’est que ma cytolyse hépatique n’a pas d’origine virale ou microbienne. Ce qui me plait moins, c’est qu’ASAT et ALAT sont toujours largement dans le rouge : à peu près stables, certes, mais aucune amélioration en vue…


Ma prochaine consultation chez le neurologue étant prévue jeudi après-midi, je serai rapidement fixée quant à la poursuite de mon traitement par Avonex®. Autant vous dire que je compte sur cette pseudo stabilité pour qu’il me soit prescrit au moins pour quatre semaines supplémentaires, quitte à refaire des contrôles sanguins chaque mois.


Demain, mardi, autre réjouissance hospitalière : je passe une IRM du bras gauche. Début février, j’avais eu droit à des bolus pour ce qui avait été considéré comme une petite poussée de sclérose en plaques, mais malgré une certaine amélioration, il m’est impossible -depuis- de tendre le bras ou de porter un sac sans ressentir une douleur dans le coude gauche. L’IRM permettra de vérifier si ce symptôme n’aurait pas une origine mécanique ou traumatique quelconque. Une chose est certaine : j’ai perdu de la vigueur du côté gauche et ouvrir un bocal, par exemple, est devenu une épreuve de force.


Allez, je termine ce billet sur une note plus légère : ce matin, ma balance enregistrait un cumul de – 2,5 kg sur la bonne dizaine que j’ai entrepris de perdre il y a quinze jours. Voilà qui me motive et me donne la frite : il en faut peu parfois !


par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps communauté : SEP(sclérose en plaques)HANDI
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Vendredi 2 mai 2008
Aujourd’hui, j’avais droit à une visite de contrôle chez le neurologue. Et ce qui devait n’être qu’une simple formalité de "réappro" pour trois boîtes d’Avonex® s’est transformé en une possible remise en question de mon traitement de fond.

Jusqu’à présent, il n’y avait pas eu de changement notable dans les analyses biochimiques de mon sang, mais le prélèvement de lundi dernier a révélé une hausse significative des transaminases GPT/ALAT : en deux mois, elles sont passées de 26 UI/l à 122 UI/l (la valeur de référence étant inférieure à 35), autrement dit mon foie semble n’apprécier que modérément la giclée d’interféron que je m’octroie chaque semaine (pour toi, lecteur néophyte, les transminases ALAT et ASAT sont des enzymes contenues dans les cellules du foie ; lorsque ces cellules sont agressées, elles libèrent une partie de leur contenu dans le sang, ce qui se traduit par une élévation des transaminases).

Compte-tenu de ce début d’hépatite médicamenteuse, le neurologue n’a prolongé que d'un mois ma prescription d’Avonex®, de nouveaux contrôles sanguins étant prévus pour la fin du mois de mai comprenant, en prime, les sérologies des hépatites A, B et C, histoire d’écarter tout doute sur l’origine de cette montée en flèche de mes transaminases.


Trois options sont possibles
en fonction des résultats :

- dans le meilleur des cas, la progression des transaminases aura fait marche arrière et je pourrai continuer à m’injecter Avonex® comme je le fais depuis presque six mois ;
- dans le second cas de figure, mes transaminases se situeront à un niveau encore élevé mais n’auront pas augmenté davantage : là, je pourrai peut-être conserver Avonex® mais sous une surveillance plus étroite (analyses de sang mensuelles et non plus trimestrielles) ;
- enfin, dernière possibilité, mes transaminases auront continué leur ascension vers le seuil fatidique de 175 UI/l (pourquoi ce nombre ? le neurologue m’a expliqué que la quantité de transaminases jugée "acceptable" se situe dans une fourchette allant jusqu’à 5 fois maximum leur plafond de référence ; au-delà, ça devient dangereux) et dans ce cas, je pourrais dire adieu à mes injections hebdomadaires, mon organisme n’aura pas supporté cet interféron bêta.

Il n’y a plus qu’à patienter en continuant mes piquouses du samedi soir (à chacun son vice), il me reste un sursis de six injections avant d’être confrontée à un nouveau choix que j’aimerai éviter d’avoir à faire : j’avais opté en son temps pour Avonex® compte-tenu de ce que je considère comme ses avantages (injection intramusculaire et hebdomadaire), changer pour un autre traitement plus contraignant ne m’enchanterait guère !


 

par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps
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Mercredi 26 mars 2008
Il m’est arrivé un truc étrange hier : j’ai chuté sans aucune raison pour finir étalée sur le sol, toute surprise de la situation…

C’est après avoir récupéré ma plus jeune fille et sa copine à la sortie des classes que nous traversions un parc pour rejoindre la voiture. Les mains encombrées des cartables et autres sacs de piscine, je marchais d’un bon pas en les écoutant jacasser et vire-volter autour de moi. Et puis soudain, la gamelle… sans glissade, sans trébuchement ou quelconque faux-pas, rien ! Je me suis simplement sentie partir et tomber lourdement sur le sentier.

Plus de peur -pour mes deux petites accompagnatrices- que de mal -pour moi-, cette chute sans gravité m’a gratifiée de belles écorchures sanguinolentes sur les doigts et un genou, mais surtout elle me laisse encore perplexe ce soir et j'espère qu'elle n'est pas à mettre sur le compte de ma squatteuse...


par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps
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Dimanche 23 mars 2008

lettre.gifIl y a des trucs qui me dépassent parfois…

A l'automne dernier, lorsque je me suis finalement décidée à accepter un traitement de fond pour ma SEP, mon neurologue m’avait proposée de participer au Réseau SEP Auvergne. Début octobre 2007 donc, je lui ai remis mon formulaire de recueil de consentement dûment renseigné et signé (après avoir pris soin d’en faire personnellement une photocopie, et bien m’en a pris car il ne m’a jamais remis de copie de cette déclaration de consentement, enfin bref…).

Tout ça pour dire que cette semaine, en découvrant avec intérêt la toute proche tenue du SEPTHON 2008 à Clermont-Ferrand, j’ai appelé le Réseau SEP Auvergne en me présentant comme patiente souhaitant m’inscrire à cette manifestation et là, mon interlocutrice a été surprise :

- Mais... vous n’avez pas reçu votre invitation ? Nous l’avons adressée il y a plusieurs semaines à tous les patients du Réseau...

- Euh… non, je n’ai absolument rien reçu. Mais je suis certainement dans votre fichier, mon neurologue a dû faire suivre le consentement que je lui ai remis en octobre dernier !?

 

Très aimable, elle m'a demandé mon nom et celui du neurologue qui me suit… et confirmé que "non, vous n’êtes pas enregistrée au Réseau… Sans doute votre médecin regroupe-t-il l’envoi des formulaires de ses patients. Je vais prendre vos coordonnées pour vous adresser une invitation… ".

Soit près de six mois après ma signature, je n’existe toujours pas pour le Réseau SEP Auvergne ! C’était bien la peine de me vanter le principe et l’intérêt de ma participation à ce Réseau. Je ne manquerai pas d’interroger le neurologue à ce sujet lors de ma prochaine consultation...

 

 

 

par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps
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Lundi 11 février 2008
Déjà onze injections intra-musculaires, dont sept "en solitaire", sept doses auto-injectées dans le calme de ma salle de bain, le samedi soir après dîner...

Rien de bien exceptionnel, en fait : il ne s’agit finalement que de piqûres ! Mais au moment où j’écris ce billet, des patient(e)s SEP fraîchement diagnostiqué(e)s s’interrogent sans doute, certain(e)s craignant de se piquer en solo (je sais ce que c’est, j’ai éprouvé la même anxiété il y a quelques semaines…).

Aussi, laissez moi vous rassurer : l’auto-injection intra-musculaire, c’est facile !

Voici comment je procède :

Je m'assure d'avoir tout le nécessaire sous la main (en ayant préparé au préalable un petit plateau inox avec deux morceaux de coton, un petit pansement adhésif, de l’antiseptique et ma barquette d’interféron).

Je me lave les mains pendant 30 secondes.

Je prépare le médicament en me référant à la notice du produit (avec l’Avonex®, c’est très simple : le produit est déjà prêt à l’emploi, il n’y a qu’à insérer l’aiguille sur le corps de la seringue).

pik1.gifJe détermine le site d’injection : le meilleur endroit est le tiers moyen de la cuisse, dans le grand muscle qui va du haut de la cuisse au genou (il suffit d'utiliser ses mains pour localiser la zone et de veiller à changer de jambe à chaque injection).

Je nettoie la peau à l’endroit choisi, sur 5 cm environ en partant du centre vers l’extérieur, avec un coton imbibé d’antiseptique (personnellement, je préfère un antiseptique sans alcool, moins agressif pour la peau).

Je laisse sécher la peau.

D’une main, je prend la seringue et de l’autre, je tiens le muscle de ma jambe.

pik2.gifJe place la seringue à un angle de 90° par rapport au muscle, puis j'insère rapidement l’aiguille dans la peau (sans enfoncer jusqu’au raccord).

Je relâche mon muscle.

Je saisis fermement le corps de la seringue avec ma main libre et de l’autre main, je tire doucement sur le piston de la seringue.

Si du sang apparaît dans la seringue, c’est pas de chance, c'est que j'ai piqué dans un vaisseau (bon, ça ne m'est jamais arrivé jusqu'à présent). Il est généralement préconisé de retirer l’aiguille, de jeter la seringue et de recommencer (vu que le prix unitaire de l’injection dépasse largement les 200 EUR, j'avoue que je me montrerai hésitante sur ce coup-là… Renseignement pris auprès d’infirmières D.E., il suffirait de ressortir très légèrement l'aiguille de la cuisse afin de la déloger du vaisseau. A chacun de voir en son âme et conscience...).

S’il n’y a pas de sang, j'injecte le médicament en poussant lentement sur le piston, en maintenant fermement la seringue tout au long de l’opération.

Lorsque le produit est injecté, je retire rapidement l’aiguille et je compresse immédiatement le point d’injection avec le second coton imbibé d’antiseptique.

Je jette l’aiguille et la seringue usagées dans un collecteur spécifique (surtout pas dans la poubelle domestique, c’est interdit !).

Je place le pansement adhésif sur le point d’injection.

Voilà, c’est fini ! La plaisanterie aura duré 5 minutes montre en main et ensuite… et bien, on est samedi soir et la soirée ne fait que commencer. Allez, qui prendra un petit café ?

 

 

 
par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps
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Mercredi 6 février 2008
après 30 heures d’hospitalisation et 2 bolus de Solumédrol dosé à 1,5 g.

Lundi matin, j’ai appelé le Service de Médecine de Semaine pour repousser mon hospitalisation à mardi. Tout d’abord, parce je n’avais pas encore le résultat de l’ECBU confié au labo de ma ville samedi matin ; mais aussi parce que -et surtout-, quitte à prendre deux jours de récupération sur les 19 heures supplémentaires accumulées au boulot le mois dernier, autant passer une partie de la deuxième journée avec mon mari en RTT le mercredi et notre fille…

Donc hier matin, hospitalisation à 9 heures dans la partie flambant neuve de l’hôpital, et ça c’est quand même meilleur pour le moral que d’être installée dans les locaux vétustes (aujourd'hui fermés) que j’avais connus lors de mes premiers bolus en 2003.

Examens de routine : sang, urines (euh… et pourquoi donc m’a-t-on demandé de faire cet ECBU avant de venir ???), électrocardiogramme, pesée à jeun (euh… moui ça doit être ça, à plus ou moins 6-7 kg selon les saisons et le moral), tension... Le neuro passe me voir en coup de vent, m’interroge sur mes symptômes, puis m’annonce trois bolus…
- TROIS ?! Mais on m’avait dit UN au téléphone. Et professionnellement, je me suis arrangée pour deux jours, pas trois !
- Bon, bon... On va faire ça sur deux jours si ça vous arrange, vous pourrez sortir demain dans l'après-midi.

 

Hummmm… C’est mieux, mais ce n’est même plus la peine que je demande s’il m’est possible de m’échapper le soir-même. Arf.

Heureusement j’avais paré au pire en prévoyant un strict minimum pour la toilette et deux pavés policiers de 500 pages spécialement empruntés pour l’occasion à la bibliothèque municipale samedi dernier.

aulit.gifA 11 heures, c’est parti pour la première perfusion qui durera un peu plus de trois heures. La journée passe, au ralenti comme toujours dans ces cas-là, ponctuée par les visites du personnel soignant, le déjeuner (sans sel), quelques phrases polies échangées avec ma voisine de chambre, le goûter (chic ! une madeleine), le dîner (sans sel), la tisane (sans sucre), un petit coup de fil réconfortant à la maison et hop, à 22 heures j’éteins la loupiote en refermant mon premier roman sur son mot de la fin...

Ce matin, réveil à 3 h 30, et là pas moyen de me rendormir… Le Solumédrol y est certainement pour quelque chose, mais mon horaire bousculé aussi, très certainement : d’habitude, je ne me couche qu’entre minuit et une heure du matin pour me lever à sept, donc j’imagine que j’ai là mon compte de sommeil, surtout après une journée affalée au fond d’un lit. Et puis cette chaleur, je n’ai pas l’habitude. Je vire et somnole ainsi jusqu’au petit matin…

La seconde journée ressemble à s’y méprendre à la première, avec des examens zakouskis en moins, mais le passage du Solumédrol me parait interminable. J’entame mon second roman, mais je sais qu’une fois rentrée, je ne rouvrirai probablement pas le bouquin…

On me libère un peu avant 15 heures avec les avertissements d’usage : pas de sel ni de sucre pendant une semaine, et la prochaine nuit qui risque d’être écourtée comme la précédente. Ne demandant pas mon reste, je récupère mon bulletin de situation au rez-de-chaussée, ma voiture au parking et rentre au bercail, malgré tout reposée par ces heures d’alitement.

Reste à attendre les effets bénéfiques des bolus
sur mon bras qui, pour le moment, est encore douloureux…

 

par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps
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Vendredi 1 février 2008

cinq ans pour être plus précise. Cinq années de tranquillité et d’insouciance toute relative, soixante mois sans problème particulier…

Et puis là, allez savoir pourquoi, neuf semaines après la mise en route de mon traitement de fond, la voilà qui sort de sa léthargie et me nargue ! Oui, oui, je parle bien d’elle : la Squatteuse En Pause qui repasse en mode Marche.


Depuis mercredi, je dérouille vraiment dans le bras gauche
. D’abord une douleur assez discrète mais omniprésente fait son nid dans le pli de mon bras, gagnant rapidement l’avant-bras puis la main. Et depuis hier matin, j’ai l’étrange et désagréable sensation permanente d’avoir tout le bras « bandé trop serré » jusqu’au bout des doigts. Tendre le bras est carrément douloureux au niveau de l’articulation du coude et me lance jusque dans la main. Pas la peine de préciser que porter le moindre poids est difficilement supportable de la seule main gauche et des gestes tout bêtes comme d'enfiler ma parka ou de manœuvrer en voiture sont particulièrement inconfortables.


undefinedFatiguée et inquiète à cause de cette situation aussi récente qu’inédite, j’ai donc posé mon après-midi et suis allée consulter mon généraliste, lequel a appelé le neuro pour confirmation de son pressentiment : ce n’est pas un effet secondaire de l’Avonex®, mais plutôt une petite poussée que vous faites là


Pas cool ça, dites moi ! Je m’en serais bien passée, elle et moi, on ne s’était pas côtoyées depuis si longtemps…


Du coup, en rentrant ce soir, j’avais un message de l’hôpital sur mon répondeur téléphonique : une invitation à me présenter lundi, à jeûn et en milieu de matinée, pour un bolus de 3 heures. Soit. Ce qui me plait beaucoup moins, c’est que la voix féminine précisait que l’hospitalisation se prolongerait jusqu’au lendemain matin… et qu’en cas de problème, je pouvais la rappeler jusqu’à 18 heures.


Oui Madame, ça me pose un problème de devoir passer une nuit chez vous pour un simple bolus !… pas de bol, quand j’ai écouté le message, il était déjà 18 h 10 !

 


 
par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps
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Mardi 22 janvier 2008

Si ce blog part de l’envie de communiquer autour de la SEP, cette cochonnerie qui me squatte le citron, et d’une certaine prise de conscience de mon mal après quatre ans de déni, il est aussi un excellent moyen de donner de mes nouvelles à ceux et celles -famille et connaissances- qui n’osent pas m’en demander, ceux qui savent mais évitent soigneusement le sujet par pudeur, embarras ou je ne sais quoi, et qui viennent lire mes billets en catimini, sans laisser de commentaire (sachez que je ne comprends pas bien pourquoi, mais je ne vous jette pas la pierre non plus…).

Alors voilà…
undefinedJe viens de terminer mon deuxième mois d'Avonex® ; deux mois, c’est bien peu comparé à la durée potentielle du traitement, mais comme ça passe vite ! Et je suis plutôt rassurée car jusqu’à présent, je supporte bien ces injections d’interféron bêta-1a : je n’éprouve quasiment pas d’effets secondaires, en tout cas pas celui que l’on appelle communément le « syndrôme pseudo-grippal ».

Ceci dit, la semaine dernière et plusieurs jours après la piqûre, j’ai eu mal dans la cuisse au niveau du point d’injection, comme si j’avais un bon gros bleu qui aurait été invisible… cela a duré 24 heures, puis la douleur a disparu. C’était la première fois, et sans doute pas la dernière : j’imagine que de piquer régulièrement dans un muscle (même si la zone n’est sollicitée qu’une semaine sur deux) ne se fait pas éternellement sans "dommage collatéral"…

J’ai également complètement intégré le geste de l’auto-injection intra-musculaire : ce qui, au départ, me rebutait -me faisait peur même- est devenu quasiment anodin. La procédure est simplifiée : le produit est prêt à l’emploi dans la seringue, il suffit de monter l’aiguille et de purger l’air avant l’injection. Je souffle un grand coup en piquant d’un coup sec, l’injection en elle-même est totalement indolore. J’ai donc retrouvé une certaine liberté en gérant mon heure d’injection à ma guise, mais le grand avantage avec ce produit (à mes yeux, en tout cas), c’est que ce geste n’est à répéter qu’une seule fois par semaine, ce qu'au final je ne considère pas comme une grosse contrainte.

Mon troisième bilan sanguin, tout chaud d’hier matin et récupéré ce soir, fait apparaître (précisions pour ceux à qui ça cause) une légère chute des plaquettes ainsi que dans la numération globulaire ; par contre, la bilirubine et les transaminases sont en très nette augmentation, mais tant que ça reste « dans les clous », je ne m’affole pas. Le traitement est apparemment bien toléré par mon organisme, je devrais donc pouvoir rempiler pour un troisième mois (le neurologue me confirmera cela lors de notre rendez-vous de jeudi prochain).

Quant à mes symptômes actuels, et bien… hormis quelques douleurs fugaces dans le bras gauche, un majeur gauche dont la dernière phalange me joue chaque jour des tours (perte totale de la sensibilité, comme si elle était « morte de froid »), de rares fourmillements et engourdissements dans les extrémités, une mémoire de poisson rouge (mais ça ce n’est pas nouveau)… pas grand chose à signaler. Ces manifestations, somme toute discrètes, sont-elles liées à ma SEP ou à un désordre tout autre ? Allez savoir ! En tout cas, le moral est bon, c’est toujours ça de pris.

Ainsi donc, chers lecteurs, amis, parents et curieux de tout poil, je conclurai ce billet très simplement  : JE - VAIS - BIEN ! Carpe diem...


par missbizz publié dans : Ma SEP au fil du temps
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