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La farfouille

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De la pub utile...

Dimanche 4 novembre 2007

Bon alors, il se passe quoi entre le 6 octobre et aujourd'hui ????

Tout d’abord, le samedi 8 octobre, je vois mon médecin traitant pour l’informer de mon traitement à venir, accessoirement pour me faire vacciner contre la grippe (autant le faire tout de suite, il ne s’agit pas que je tombe malade à cause d’elle cet hiver…) et –surtout- pour qu’il établisse LA demande de prise en charge spécifique pour l’Avonex
®, à l’attention de la Sécu…

Surprise du médecin concernant cette demande : Vous êtes déjà à 100%, il faut faire une nouvelle demande ? Ca commence fort, mon propre médecin n’a pas l’air au fait du nouveau dispositif… Il part en quête d’un imprimé spécial et revient avec… une Ordonnance de médicaments d’exception (Cerfa 60-3976). Rien à voir, il me semble, avec ce fameux nouveau formulaire de Protocole de soins. Bref… Il renseigne soigneusement cette ordonnance en y précisant que la prescription est faite à la demande du neurologue et que la durée du traitement est évaluée à deux ans.


Il n’y a plus qu’à l’envoyer à la CPAM et attendre son accord… Sauf que ça me travaille tout le week-end : et si cette ordonnance n’était pas le bon formulaire ? On risque encore de perdre des jours, voire des semaines, avant de commencer le traitement.


attente.gifDans le doute et agacée, je profite de mon heure de déjeuner, lundi 8 octobre, pour faire le pied de grue à la Sécu… Arrivée à 12 h 10, je patiente tranquillement avec un bouquin jusqu’à 12 h 50 lorsqu’on m’appelle dans un box ; là, j’explique mon cas : en ALD depuis 2003, un traitement de fond à commencer, le nouvel accord de prise en charge à demander, un imprimé du médecin traitant, mais est-ce le bon ?… Ah ! Désolée Madame, mais ici, je ne peux rien faire pour vous, il faut voir ça avec le Service Médical, au premier étage… Bon. Je grimpe en vitesse au premier (ben oui, il faut que je me dépêche, je dois reprendre le boulot à 15 bornes de là dans 10 minutes…) et trouve un étage dans le noir, aux portes closes : ils sont tous partis déjeuner.

Et zuuuutttt (je reste polie, hein…). A l’accueil du rez-de-chaussée, l’hôtesse m’informe que ledit service est fermé jusqu’à 13 h 30 ; sauf que là, moi je ne peux plus attendre et retourne en vitesse au boulot avec le numéro de téléphone du Service médical dans la poche.

L’après-midi, j’appelle et tombe sur une nouvelle dame, tout aussi aimable mais également tout aussi impuissante que la précédente : Je ne peux pas vous répondre, vous savez, les courriers destinés au Médecin conseil sont transmis à Moulins, c’est là-bas qu’ils traitent les dossiers et prennent les décisions.


Pffff, j’ai encore perdu mon temps quoi… Finalement, le 9 octobre, j'opte pour envoyer à la CPAM cette fameuse ordonnance accompagnée d’une lettre explicative qui, je l’espère, leur évitera de se poser des questions qui me paraissent inévitables…

Aujourd’hui, dimanche 4 novembre, j’attends toujours une réponse à mon courrier. Nada. Et mon rendez-vous "crucial" chez le neurologue  est fixé dans huit jours… Bon, je pense que cette semaine, je vais inévitablement faire un peu de forcing téléphonique auprès de la Sécu pour savoir ce qu’il en est…

En attendant, demain soir, j’irai récupérer le résultat de mon bilan sanguin, ce sera toujours ça de pris sur l'ennemi…

 
par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Mardi 30 octobre 2007

Septembre 2007. Boudiou, que c'est long un mois... et comme c’est court à la fois. Surtout quand on doit faire des choix qui ne sont pas si simples.

Côté pile, je profite actuellement d’une qualité de vie tout à fait normale : pas de douleur, pas de problème particulier, tout au plus une pichenette de lésions supplémentaires dans le cerveau… ce qui veut dire que, même si mon mal se développe lentement, il n’en est pas pour autant stoppé. Quid, donc, de mon état dans un avenir plus ou moins lointain si je n’entame pas dès à présent un traitement préventif.

Côté face, je ne prends plus le risque d’attendre que les choses se gâtent et commence sans plus tarder le traitement de fond… en acceptant le principe de m’injecter entre une à quatre fois par semaine (selon le cas) un produit fréquemment accompagné d’effets indésirables tels que syndrome pseudo-grippal, réactions au site d’injection, fatigue, dépression…

Rhâaaaaa, je n’ai pas envie de morfler quand je vais bien !... mais je ne veux pas non plus, pour moi et pour mes proches, regretter un jour d’avoir trop attendu. A force de tergiversations, j’assimile enfin le fait que je suis malade et qu’il serait donc bon que je me soigne.

pileface.gifCommence alors un second dilemne : quel traitement préférer à l’autre
? Compte-tenu de mon profil (celui des "patients ayant présenté un seul événement démyélinisant, accompagné d'un processus inflammatoire actif, s'il est suffisamment sévère pour nécessiter un traitement par corticostéroïdes par voie intraveineuse, si les diagnostics différentiels possibles ont été exclus et si les patients sont considérés à haut risque de développer une sclérose en plaques cliniquement définie"... ouf, rien que ça), le neurologue m’a proposé de choisir entre deux traitements sur les quatre existants.

Des points de vue indication, efficacité, rapport bénéfice/effets indésirables et coût (quasiment 1000 euros par mois de traitement... ah oui, quand même), c’est kif-kif bourriquot. Dans les deux cas, il s’agit de toute façon d’interférons bêta par voie injectable. Diffèrent le mode et la fréquence des injections : pour l’un, il s’agit d’une injection intra-musculaire (aïe, pas évident à se faire tout seul) hebdomadaire (cool) ; pour l’autre, les injections sont sous-cutanées (plus facile, ça !) à répéter tous les… deux jours (pffff, pas top du tout).

Pendant des jours, des nuits aussi, je me tâte, interroge, lis des dizaines de témoignages dans les fora médicaux et de pages sur les sites spécialisés, pèse le pour et le contre, me demande ce qu’il est préférable de choisir entre la peste et le cholera, écoute les conseils de ceux qui m’aiment et "feraient comme ci plutôt que comme ça s’ils étaient à ma place"…

… and the winner is l’intra-musculaire hebdomadaire.
Quitte à être mal foutue pendant 24 à 36 h après la piquoûse, autant que ce ne soit qu’une fois par semaine ! Et tant pis si le geste d’auto-injection est moins évident à acquérir au départ (ben oui, j’appréhende quand même de jouer aux fléchettes avec mes jambons…).

Forte de ce choix mûrement réfléchi (enfin, je crois), je revois donc le neurologue le 6 octobre, prête à démarrer sur les chapeaux de rouemais c’est un faux départ qui m’attend ce jour-là : votre médecin traitant doit faire une demande préalable à ma prescription du traitement pour sa prise en charge spécifique à 100%. Je crois rêver !

Euh… Docteur, je vous rappelle que je suis DEJA prise en charge en ALD, et ce depuis 2003. Et bien non, apparemment ce n’est pas suffisant, les procédures ont changé depuis… Mon généraliste doit faire de la paperasse pour le neuro (et allez donc, encore une consultation en perspective, tout ça pour un papier), et en plus il faut compter trois, voire quatre semaines, avant d’obtenir l’accord de la Sécu… J’étais gonflée à bloc, psychologiquement mûre pour le grand plongeon, tant pis ce ne sera pas pour cette fois-ci.

On se revoit le 12 novembre. Voilà une ordonnance pour le bilan sanguin préalable au traitement, à faire dès que vous aurez l’accord, et avant votre prochaine consultation. Au fait, le dévédé du laboratoire que je vous ai remis la dernière fois… vous l’avez trouvé comment ? ça vous suffit pour l’auto-injection ?

Là je ne rêve plus, mais j'hallucine ! Euh… non, pas vraiment. Le dévédé, c’est plutôt une plaquette publicitaire sur support numérique,  je trouve. De là à dire qu’avec ça, on apprend à se piquer…

Bon, et bien le 12 novembre, vous verrez d’abord l’infirmière à 16 heures, avant notre rendez-vous de 17 h 30. Elle vous fera une démonstration. Au revoir Madame, et à bientôt…

 

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Dimanche 28 octobre 2007

…ben oui, faudrait peut-être qu’on entre enfin dans le vif du sujet. Allez, encore un ou deux petits billets et ça devrait être bon (si je peux m’exprimer ainsi).

Donc, le 21 août 2007, alors que j’ai le moral plus bas que les socquettes et une cure de pilules du bonheur en cours pour enrayer la vilaine dépression qui me gâche la vie et les vacances, je passe mon IRM encéphalique de contrôle.

L’examen en lui-même n’a rien de déplaisant (et puis, j’ai une capacité d’endormissement au-dessus de la moyenne, je gère donc l’immobilité et l’attente dans un état de somnolence bienfaisante) ; ce que j’apprécie moins, ce sont les mots du radiologue une fois terminé le concert de percussions : Par rapport à l’examen réalisé fin 2003, la comparaison montre quatre nouvelles lésions sus-tentorielles (sans prise de contraste pathologique), une à droite et trois à gauche. Mais le reste de l’examen est stable.


Arf… Cette cochonnerie est donc toujours là, tapie, grignotant insidueusement des zones dites « silencieuses » de mon cerveau (c’est pour ça que je n’ai pas "ressenti" de poussée). Certes, me direz-vous, quatre malheureuses plaques supplémentaires et une influence inexistante sur ma qualité de vie, plus de quatre ans après l’apparition initiale, ce n’est pas la mer à boire...
J’ose même espérer faire partie des 20 à 30% de malades chanceux qui n’ont qu’une SEP bénigne ; cela dit, je suis encore loin des dix à quinze années de recul nécessaires pour prétendre faire partie du lot.


Le 6 septembre, lorsque je revois le neurologue, il est clair pour lui qu’il serait raisonnable maintenant d’envisager un traitement de fond. La sclérose en plaques est une maladie tellement imprévisible, il est impossible de prédire son évolution. Il serait plus sage de penser à l’avenir et aux problèmes qui pourraient se présenter dans cinq, dix ou vingt ans…

Ca y est, il recommence ! Mais Docteur, je me sens très bien ! Et j’ai énormément de mal à accepter un traitement contraignant, aux effets secondaires désagréables, et perdre ainsi aujourd’hui un peu de ma qualité de vie alors que je ne suis pas vraiment certaine de souffrir et d’être handicapée un jour à cause de la SEP

dilemne.gifCruel dilemme, quoi… ! Voilà un choix que je suis bien incapable de faire comme ça en cinq minutes !

Par ailleurs, le neurologue connaît mes antécédents dépressifs et je viens de lui faire part de mon traitement psychotrope en cours. Ce détail le chagrine un peu, sachant que l’interferon beta qu’il compte me prescrire, est contre-indiqué chez les patients dépressifs

Bon, on se revoit dans un mois
, me dit le neuro. Vous aurez le temps de réfléchir et de terminer tranquillement votre prescription d’anti-dépresseur. En attendant, je vous laisse un peu de documentation dont vous pourrez prendre connaissance à tête reposée, et un dévédé sur l'auto-injection : vous verrez, ce n'est pas difficile. Et puis vous savez, les interferons ne sont pas forcément mal supportés : les effets secondaires ne durent que quelques mois, six tout au plus… et un patient sur deux n’en souffre pas.


Mouais... Je reste malgré tout sceptique, ses paroles qui se veulent rassurantes ne vont pas vraiment dans le sens des témoignages de malades que j’ai pu lire sur différents fora médicaux… Je ne dis rien, note la date de ma prochaine consultation (jeudi 4 octobre à 16 h 30) et quitte l’hôpital avec, dans mon sac, un livret et un DVD, outils d’information -mais aussi de promotion- du laboratoire pharmaceutique…

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Mercredi 24 octobre 2007
Le mois de juillet s’achève et les vacances approchent à grands pas... Ce jeudi 26 juillet 2007, je quitte tôt mon boulot pour me rendre au rendez-vous fixé à 15 heures avec le neurologue

Heureusement que j’ai prévu un peu large ! Lorsque j’arrive sur le site, les bâtiments sont vides, des herbes hautes ont remplacé les pelouses, le parking est vide, une chaîne en plastique blanc et rouge ferme l’accès… Les quelques services installés dans cette partie excentrée de l’hôpital ont de toute évidence déménagé, le site est définitivement fermé. Chère revenante, sois la bienvenue à l’hôpital-fantôme !


Je me rabats donc dans le centre-ville, là où les travaux d’agrandissement/modernisation du centre hospitalier sont enfin achevés. Le temps de me garer, de passer à l’accueil Rez-de-Chaussée pour le bon de circulation, de trouver le chemin du service Neuro à travers ce dédale hospitalier flambant neuf, j’arrive pile poil à l’heure.


ordoirm.gifQuoi de neuf,  Docteur ? vous vous souvenez de moi ?... Non, ce n’est pas tout à fait comme ça que je commence, mais ça y ressemble. Je lui rafraîchis un peu la mémoire pendant qu’il feuillette mon dossier médical, lui fais part de mes récentes inquiétudes ophtalmiques (totalement infondées, je vous rassure) à l’origine de notre rendez-vous de ce jour et fait un très rapide bilan de mon état depuis notre dernier entretien, bilan qui tient en trois lettres : R.A.S.


Si, si, je vous assure, je n’ai pas eu de poussée, c’est tout juste si je ressens un peu de fourmillements de temps en temps.

Autant vérifier qu’effectivement tout va bien, du coup le neuro me propose de faire une IRM de surveillance (tiens, y’avait longtemps…) et prend directement le rendez-vous avec le service d’imagerie médicale : ce sera donc pour le 21 août. Quant à nous, nous nous reverrons après, disons… le 6 septembre, ça vous va ?

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Mardi 23 octobre 2007
...avec moi.

19 avril 2007, dans le cabinet de mon ophtalmo préféré...

Docteur, ma vue est devenue soudainement moins bonne à gauche et mon œil « tiraille », y’a-t-il névrite sous roche ?????? Après une auscultation classique mais complète, le spécialiste me rassure sans équivoque : Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle inflammation du nerf optique, mais plutôt de fatigue visuelle. Portez-vous correctement vos lunettes ?
Mais qu'est-ce qu'il me demande là ?... Euh… ben oui, il me semble.

lunettes.gif Et bien non : alors qu’elles corrigent principalement ma myopie, je garde mes lunettes vissées sur mon nez du matin (de bonne heure) au soir (très tard) alors que je passe quotidiennement près de 12 heures à travailler, surfer et bavarder sur des écrans d’ordinateur. Evidemment, à ce régime, mes yeux fatiguent, le gauche encore davantage, d’où ces tiraillements et une acuité visuelle en baisse.
Portez donc vos lunettes uniquement pour voir de loin, vous verrez que ça ira beaucoup mieux…


Bon, je passe un peu pour une truffe là, mais je sors rassurée du cabinet d’ophtalmologie. Ouf, pas de névrite, alors maintenant je fais quoi ? Plutôt que de persister à vivre dans le déni de cette SEP qui m’accompagne très discrètement depuis quatre ans, je décide de conserver le rendez-vous pris chez le neuro pour le 26 juillet. Après tout, ma dernière consultation remonte à décembre 2003, un p’tit bilan n’est peut-être pas superflu... et ensuite je pourrai repartir comme en 40 !

 

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Mercredi 17 octobre 2007
4S.jpgEt nous voilà rendus à l'aube de l'année 2004, soit un an tout rond après mon épisode de névrite optique.


A partir de là, les mois, les années se succèdent, de 2004 à 2007, avec leur lot d’événements plus ou moins heureux :

 

...ma fille aînée, devenue majeure, quitte le cocon familial auvergnat afin de poursuivre ses études dans la capitale, tandis que ma cadette rentre au lycée et que notre petite dernière profite de ses derniers mois d’insouciance avant de découvrir les joies de l’école maternelle…

 

...nos rêves de boulangerie prennent du plomb dans l’aile : mon mari, considéré comme surdiplômé avec un bac+2, n’obtient la prise en charge financière ni de sa formation de boulanger, ni du nécessaire congé sans solde de seize mois. Adieu, donc, pains, croissants et brioches dorées…

 

...et puis je redécouvre les joies de la photographie et m’investis à fond dans ce passe-temps.

Et surtout, surtout… je n’ai pas de poussée de SEP. Enfin… il me semble.

...certes, les séquelles de ma névrite optique rétro-bulbaire, qui remonte à décembre 2002, sont encore (et le sont pour toujours) bien présentes : vision de l’œil gauche floue, grisâtre, avec très peu de contraste… (je croise les doigts pour ne jamais avoir de névrite à droite !).

 

...certes, des fourmillements me prennent de temps à autre du côté droit, surtout dans le bras et la main… Mais ils ne durent jamais bien assez longtemps pour m’inquiéter.

 

...certes, j’ai tendance à être un peu plus fatiguée et de nature assez lymphatiqueMais bon, je me couche rarement avant minuit aussi, mes nuits sont plutôt courtes.

...certes, ma mémoire à court terme me joue des tours et on me reproche (gentiment) de ne pas écouter ce que l'on me dit, de me ficher des autres (gné ? ben non pourtant, je vous assure que vous ne m'en avez pas parlé...).

 

...certes, ma sensibilité est de plus en plus exacerbée, je ne supporte plus ni le bruit, ni la foule, réagissant de façon agressive dès que je perds le contrôle d’une situation banale (et je finis par faire un nouvel épisode de dépression nerveuse durant l'été dernier).

 

Mais rien de tout ça ne m'interpelle et je ne pense pas à la SEP.

Puis au début du printemps 2007, mon oeil gauche me tracasse à nouveau : je sens une sorte de gêne et ma vision est subitement moins bonne (ou plus pire, hihi). Là, je prends peur et recherche dans mon calepin les numéros du neuro et de l'ophtalmo. Amstramgram, c'est l'ophtalmo qui peut me recevoir le premier (le 19 avril) ; pour le neuro, il me faut patienter jusqu'au... 26 juillet ! Mais surtout, n'hésitez pas à rappeler si jamais l'ophtalmologiste confirme une nouvelle névrite.

 
par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Lundi 15 octobre 2007

L’été se passe, suivi par l’automne et arrive l’hiver… Je n’ai pas d’autre poussée en cette année 2003, merci bien, mais le 23 décembre, je me rends comme prévu à l’hôpital pour subir ma troisième IRM encéphalique de l’année, dans un but purement de contrôle. A l’issue de cet examen, je dois évidemment prendre un nouveau rendez-vous avec mon neurologue…

autruche.jpg …Sauf que je ne le fais pas. Car après l’IRM, le radiologue vient me rejoindre dans le sas de déshabillage et ses mots sont particulièrement rassurants : Tout va bien, votre état est stable, il y a aucune évolution par rapport à l’examen du mois de juin. Et le compte-rendu que je récupère avec les images, quelques jours après, me confirme cette excellente nouvelle, à savoir :


La comparaison avec l'examen réalisé en juin 2003 ne montre pas de modification du nombre de lésions ni d'apparition de prise de contraste.
Stabilité des lésions encéphaliques.
A signaler une sinusite maxillaire droite.

Bon, la sinusite est le dernier de mes soucis. Je décide donc de faire l’autruche : au diable, le neurologue et son traitement de fond machiavélique, mes plaques ne se sont pas multipliées comme des petits pains, je pète la forme, alors pas question de m’empoisonner l’existence avec des piqûres aux effets secondaires très probables et particulièrement désagréables ! Et puis, on a des projets avec mon mari, il souhaite se reconvertir professionnellement afin que nous reprenions ensemble l’activité d’une boulangerie, et je n’ai pas envie d’être un frein à ce rêve.

Je classe donc la grande enveloppe du cabinet d'IRM avec les deux précédentes, sur la plus haute étagère de ma penderie (oui, là, sous la pile de draps), ferme la porte en décidant de rester malgré tout vigilante et me promet de rappeler ce bon docteur si jamais je détecte un signe suspect...

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Samedi 13 octobre 2007

stetho.gif
A la suite de mon court séjour hospitalier, c’est à trois reprises que je retourne chez le neurologue en avril 2003. Il a maintenant reçu les résultats complets de mes différents examens et analyses. L’IRM présente des anomalies de signal et des critères de Barkhov insuffisants ;  quant à la ponction lombaire, on note une bande d’IgG supplémentaire dans le sang et le liquide céphalo-rachidien… Pour lui, la sclérose en plaques ne fait plus de doute et il souhaite me faire repasser une IRM avant l’été, histoire de constater une éventuelle évolution…

Entre temps, il m'envoie chez mon médecin traitant afin de faire procéder à la demande de prise en charge à 100% au titre de l'ALD (affection de longue durée) n° 25.


Le 24 juin 2003, jour de mes 40 ans, je passe donc une seconde IRM encéphalique ; le lundi qui suit, le neurologue me reçoit pour m’annoncer qu’aucun changement notable n’est apparu sur les images. Ouf ! Ce genre de nouvelle n’est pas fait pour me déplaire…

Il aborde cependant la question d’un traitement de fond, à titre préventif, arguant du fait que plus ce type de traitement est commencé tôt et meilleurs sont les résultats sur l’évolution des poussées. Il s’aperçoit cependant rapidement que j’ai une vive réticence vis-à-vis de cette médication, d'autant plus que je me sens en pleine forme.

Aussi me propose-t-il d’attendre un peu et compte me revoir en fin d’année, à l’issue d’une troisième IRM de contrôle, afin que nous prenions cette décision d'un commun accord…

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Vendredi 12 octobre 2007

Je suis donc hospitalisée le mardi 25 mars 2003 en fin d’après-midi, dans la foulée de l'examen IRM, et là j'ai franchement les boules... Les locaux sont vétustes dans ce bâtiment excentré du centre hospitalier : autant on rénove à tout va la maternité, on construit un nouveau bâtiment pour la cardiologie, la chirurgie…, on crée un pôle mère-enfant flambant neuf… autant les services Neurologie et Dermatologie (non et non, la sclérose en plaques n’est pourtant pas une maladie de peau !) sont les grands oubliés de cette modernisation nécessaire et bienvenue : ils restent installés dans une vieille bâtisse décrépie, aux peintures passées et aux sanitaires hors d’âge… Bienvenue dans l'aile Carnot, on vous souhaite un agréable séjour.

house.jpgHeureusement, le personnel soignant est –comme très souvent dans ce milieu- adorable et aux petits soins.

Au programme de ce séjour de rêve, trois bolus de Solumedrol (corticothérapie par voie intraveineuse afin d'enrayer rapidement ma névrite optique), des analyses de sang et d'urine, un électrocardiogramme, un électro-encéphalogramme, une radio pulmonaire et… mais oui Madame, vous avez décroché la queue du Mickey, une ponction lombaire. Arggghhhh, j’appréhende un max, mais a posteriori, il me semble que ce n’est guère plus douloureux qu’une anesthésie péridurale…

Les matinées trainent en longueur, suspendue comme je le suis à ma perfusion, mais j’en profite pour rattraper le retard pris ces derniers mois dans la lecture de quelques thrillers à la mode…
Mais encore plus longues sont les soirées, loin de ma maison, de mon homme et des enfants…

La fin du séjour arrive finalement assez rapidement et correspond à l’arrivée du week-end. Je quitte l’hôpital soulagée et ravie de retourner « dans la vraie vie ».


Reste que les premiers résultats issus des récentes analyses tendent à confirmer le diagnostic de la maladie qui, jusqu’à présent, profitait du bénéfice du doute…

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Jeudi 11 octobre 2007

neurologie-copie-1.jpg
Mars 2003
. Le neurologue doit me recevoir le jeudi 6. Dans l’attente, je ne perds pas mon temps à me languir et utilise les services de mon ami Google pour en apprendre davantage sur cette foutue névrite optique rétrobulbaire...


Evidemment, les informations glanées ne me rassurent guère ; les causes de cette atteinte sont diverses, mais la sclérose en plaques est sur la première marche du podium.

 

Boudiou, cette cochonnerie est déjà connue dans la famille : une de mes cousines en souffre depuis de très nombreuses années, elle a été diagnostiquée à l’adolescence !

Le jour du rendez-vous arrive : j'ai un peu le trac (c'est vrai quoi, le fonctionnement du cerveau a quelque chose de mystérieux et, soyons honnête, d'inquiétant) mais je vais enfin en savoir davantage.


Le neurologue se lance dans un interrogatoire en règle, outre mes symptômes oculaires je lui parle de ma cousine. Tiens, tiens… Vous avez un peu de temps devant vous ? Je souhaiterai que vous passiez immédiatement une série de potentiels évoqués (auditifs, somesthésiques et moteurs, allez soyons fous…) en complément de ceux –visuels- réalisés par l’ophtalmo.



A la fin de ce premier rendez-vous, le verdict du médecin s’oriente vers une suspicion de SEP, à confirmer par une IRM encéphalique. Il me l’annonce sans ménagement, après tout vous aviez l’air de vous en doutez, comme un généraliste m’aurait dit que je souffrais d’une banale rhinopharyngite… Mais en attendant, on va enrayer cette fichue névrite optique : il me programme donc une hospitalisation de 3 jours avec, au menu, analyses diverses et trois perfusions de corticoïdes, youpi.


La consultation est terminée, je quitte l’hôpital un peu groggy malgré tout… je tente de mettre le diagnostic sous le boisseau et pense davantage à la façon dont je vais m’organiser pour cette hospitalisation, entre mon boulot et la maison où m’attendent mes trois filles et mon chéri...

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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