Bon alors, il se passe quoi entre le 6 octobre et aujourd'hui ????
Tout d’abord, le samedi 8 octobre, je vois mon médecin traitant pour l’informer de mon traitement à venir, accessoirement pour me faire vacciner contre la grippe
(autant le faire tout de suite, il ne s’agit pas que je tombe malade à cause d’elle cet hiver…) et –surtout- pour qu’il établisse LA demande de prise en charge
spécifique pour l’Avonex®, à l’attention de la Sécu…
Surprise du médecin concernant cette demande : Vous êtes déjà à 100%, il faut faire une nouvelle demande ? Ca commence fort, mon propre médecin n’a pas l’air au fait du nouveau
dispositif… Il part en quête d’un imprimé spécial et revient avec… une Ordonnance de médicaments d’exception (Cerfa 60-3976). Rien à voir, il me semble, avec ce fameux nouveau formulaire
de Protocole de soins. Bref… Il renseigne soigneusement cette ordonnance en y précisant que la prescription est faite à la demande du neurologue et que la durée du traitement est évaluée
à deux ans.
Il n’y a plus qu’à l’envoyer à la CPAM et attendre son accord… Sauf que ça me travaille tout le week-end : et si cette ordonnance n’était pas le bon formulaire ? On risque
encore de perdre des jours, voire des semaines, avant de commencer le traitement.
Dans le doute et agacée, je profite de mon heure de déjeuner,
lundi 8 octobre, pour faire le pied de grue à la Sécu… Arrivée à 12 h 10, je patiente tranquillement avec un bouquin jusqu’à 12 h 50 lorsqu’on m’appelle dans un
box ; là, j’explique mon cas : en ALD depuis 2003, un traitement de fond à commencer, le nouvel accord de prise en charge à demander, un imprimé du médecin traitant,
mais est-ce le bon ?… Ah ! Désolée Madame, mais ici, je ne peux rien faire pour vous, il faut voir ça avec le Service Médical, au premier étage… Bon. Je grimpe en vitesse au
premier (ben oui, il faut que je me dépêche, je dois reprendre le boulot à 15 bornes de là dans 10 minutes…) et trouve un étage dans le noir, aux portes closes : ils sont tous partis
déjeuner.
Et zuuuutttt (je reste polie, hein…). A l’accueil du rez-de-chaussée, l’hôtesse m’informe que ledit service
est fermé jusqu’à 13 h 30 ; sauf que là, moi je ne peux plus attendre et retourne en vitesse au boulot avec le numéro de téléphone du Service médical dans la poche.
L’après-midi, j’appelle et tombe sur une nouvelle dame, tout aussi aimable mais également tout aussi impuissante que la précédente : Je ne peux pas vous répondre, vous savez, les courriers
destinés au Médecin conseil sont transmis à Moulins, c’est là-bas qu’ils traitent les dossiers et prennent les décisions.
Pffff, j’ai encore perdu mon temps quoi… Finalement, le 9 octobre, j'opte pour envoyer à la CPAM cette fameuse ordonnance accompagnée d’une lettre explicative
qui, je l’espère, leur évitera de se poser des questions qui me paraissent inévitables…
Aujourd’hui, dimanche 4 novembre, j’attends toujours une réponse à mon
courrier. Nada. Et mon rendez-vous "crucial" chez le neurologue est fixé dans huit jours… Bon, je pense que cette semaine, je vais inévitablement faire un
peu de forcing téléphonique auprès de la Sécu pour savoir ce qu’il en est…
En attendant, demain soir, j’irai récupérer le résultat de mon bilan sanguin, ce sera
toujours ça de pris sur l'ennemi…
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Commence alors un second dilemne : quel traitement
préférer à l’autre ? Compte-tenu de mon profil (celui des "patients ayant présenté un seul événement démyélinisant, accompagné d'un
processus inflammatoire actif, s'il est suffisamment sévère pour nécessiter un traitement par corticostéroïdes par voie intraveineuse, si les diagnostics différentiels possibles ont été exclus et
si les patients sont considérés à haut risque de développer une sclérose en plaques cliniquement définie"... ouf, rien que ça), le neurologue m’a proposé de choisir entre deux
traitements sur les quatre existants.
Cruel dilemme, quoi…
! Voilà un choix que je suis bien incapable de faire comme ça en cinq minutes !
Quoi de neuf,
Et bien non : alors qu’elles corrigent principalement ma myopie,
je garde mes lunettes vissées sur mon nez du matin (de bonne heure) au soir (très tard) alors que je passe quotidiennement près de 12 heures à travailler, surfer et bavarder sur des écrans
d’ordinateur. Evidemment, à ce régime, mes yeux fatiguent, le gauche encore davantage, d’où ces tiraillements et une acuité visuelle en baisse.
Et nous voilà rendus à l'aube de l'année 2004,
soit un an tout rond après mon épisode de névrite optique.
…Sauf que je ne le fais pas. Car après l’IRM, le
radiologue vient me rejoindre dans le sas de déshabillage et ses mots sont particulièrement rassurants : Tout va bien, votre état est stable, il y a aucune évolution par
rapport à l’examen du mois de juin. Et le compte-rendu que je récupère avec les images, quelques jours après, me confirme cette excellente nouvelle, à savoir :
Heureusement, le personnel soignant est –comme très souvent dans ce milieu-
adorable et aux petits soins.

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