
Troubles du langage, difficultés d’élocution, troubles cognitifs, problèmes de souffle, problèmes de déglution… sont autant de plaintes
rapportées par les personnes atteintes de sclérose en plaques, qu’une prise en charge adaptée en orthophonie peut aider à soulager.
Troubles du langage (aphasie) et de l’élocution
(dysarthrie)
Si -le plus souvent- le langage est préservé, les patients se plaignent plutôt du « manque du mot ». Mais les plus courants sont les troubles de l’élocution, qui sont généralement liés
à une paralysie faciale ou un syndrome cérébelleux. Dans le premier cas, la rééducation orthophonique consiste en un travail de l’articulation et à un contrôle du débit des mots et de
l’écriture. Un travail de coordination du souffle pourra être associé à cette rééducation dans le cas du syndrome cérébelleux.
Troubles cognitifs
Troubles de la mémoire (et particulièrement, mémorisation des faits récents) et difficultés de concentration et de l’attention (notamment difficultés à faire plusieurs choses en même temps) sont
les difficultés cognitives les plus fréquentes dans la sclérose en plaques. Des problèmes d’organisation et de planification sont également rapportés.
Ici, la rééducation orthophonique permet de travailler la mémoire et l’attention ; la mise en place d’aides (telle que la tenue d’un agenda) permet éventuellement de compenser
ces gênes.
Troubles du souffle
Une dyspneumie (mauvais contrôle du souffle) entraîne une diminution de l’intensité de la voix (hypophonie). Grâce à la rééducation orthophonique, le patient acquiert un meilleur contrôle de
son souffle et apprend à coordonner son souffle et sa voix.
Troubles de la déglutition
Touchant près d’un tiers des personnes atteintes de sclérose en plaques, ces troubles se manifestent le plus souvent par des fausses routes lors de l’alimentation (avec des liquides
principalement, et parfois des solides) : les aliments ingérés passent dans les bronches au lieu d’aller dans l’estomac. Généralement, il en résulte une toux, mais certaines fausses routes
se font sans réflexe de toux. Les principales complications sont l’infection pulmonaire et la détresse respiratoire si un aliment reste « bloqué » dans une
bronche.
La rééducation orthophonique consiste en des stimulations sensitives et sensorielles du palais et de la cavité buccale, un travail des muscles de la langue et bucco-faciaux, ainsi
que l’apprentissage de stratégies compensatoires (prise des repas dans un contexte calme, position de la tête et du cou, textures des aliments…).
Dans tous les cas, une prise en charge précoce est importante pour limiter les complications. Et oser parler de ses difficultés, c'est déjà se prendre en charge...
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