Aujourd’hui, j’avais droit à une
visite de contrôle chez le neurologue. Et ce qui devait n’être qu’une simple formalité de "réappro" pour trois boîtes d’Avonex® s’est transformé en une possible remise en
question de mon traitement de fond.
Jusqu’à présent, il n’y avait pas eu de changement notable dans les analyses
biochimiques de mon sang, mais le prélèvement de lundi dernier a révélé une hausse significative des transaminases GPT/ALAT : en deux mois, elles sont passées de 26 UI/l à 122 UI/l
(la valeur de référence étant inférieure à 35), autrement dit mon foie semble n’apprécier que modérément la giclée d’interféron que je m’octroie chaque semaine (pour toi,
lecteur néophyte, les transminases ALAT et ASAT sont des enzymes contenues dans les cellules du foie ; lorsque ces cellules sont agressées, elles libèrent une partie de leur contenu dans
le sang, ce qui se traduit par une élévation des transaminases).
Compte-tenu de ce début d’hépatite médicamenteuse, le neurologue n’a prolongé que d'un mois ma prescription d’Avonex®, de nouveaux contrôles sanguins étant prévus pour la fin du
mois de mai comprenant, en prime, les sérologies des hépatites A, B et C, histoire d’écarter tout doute sur l’origine de cette montée en flèche de mes
transaminases.
Trois options sont possibles en fonction des résultats :
- dans le meilleur des cas, la progression des transaminases aura fait marche arrière et je pourrai continuer à m’injecter Avonex® comme je le fais depuis presque six
mois ;
- dans le second cas de figure, mes transaminases se
situeront à un niveau encore élevé mais n’auront pas augmenté davantage : là, je pourrai peut-être conserver Avonex® mais sous une surveillance plus étroite (analyses de sang
mensuelles et non plus trimestrielles) ;
- enfin, dernière possibilité, mes transaminases auront continué leur ascension vers le seuil fatidique de 175 UI/l (pourquoi ce nombre ? le neurologue m’a expliqué que la quantité de
transaminases jugée "acceptable" se situe dans une fourchette allant jusqu’à 5 fois maximum leur plafond de référence ; au-delà, ça devient dangereux) et dans ce cas, je pourrais dire
adieu à mes injections hebdomadaires, mon organisme n’aura pas supporté cet interféron bêta.
Il n’y a plus qu’à patienter en continuant mes piquouses du samedi
soir (à chacun son vice), il me reste un sursis de six injections avant d’être confrontée à un nouveau choix que j’aimerai éviter d’avoir à faire : j’avais opté en son
temps pour Avonex® compte-tenu de ce que je considère comme ses avantages (injection intramusculaire et hebdomadaire), changer pour un autre traitement plus contraignant ne
m’enchanterait guère !
Vous avez réagi...