Qu’y-a-t-il de plus normal, lorsqu’on s’aime, que de vouloir faire ensemble un enfant ? Ce souhait est-il cependant réalisable lorsqu’on est touché par la SEP ?
L’avis des médecins a beaucoup évolué sur le sujet. Il y a cinquante ans, ils
considéraient que la grossesse avait un impact défavorable sur l’évolution de la maladie. Cette opinion a été remise en cause dans les années soixante, et aujourd’hui, après que des études
scientifiques en aient évalué le risque, leurs résultats se montrent tout à fait rassurants sur la relation entre SEP, fertilité et grossesse. Et ceci semble d’autant plus important que la SEP
touche principalement des femmes jeunes et en âge de procréer.
On sait donc aujourd’hui qu’il n’y a pas de raison de contre-indiquer une grossesse chez une femme
atteinte de sclérose en plaques, la grossesse n’aggravant pas sa maladie et la SEP ne comportant aucun risque particulier sur le déroulement de sa grossesse et sur la santé de son enfant à
naître. Là où il semblerait qu’il faille être prudent, c’est après l’accouchement, des poussées pouvant survenir à ce moment, qu’il faut surveiller et donc traiter. La recherche travaille
actuellement sur la prévention de ces poussées inflammatoires post-partum.
La SEP ne diminue pas la fertilité du partenaire atteint, et les couples concernés n’ont pas plus de difficultés que les autres à concevoir un enfant, puis à mener la grossesse à son terme (idéalement, cette dernière devrait être débutée lorsque la maladie est en période de rémission). Par ailleurs, toutes les études ont montré que les enfants nés de mères atteintes de SEP ne souffrent pas plus de naissance prématurée, de problèmes de santé ou de malformations que les enfants nés de femmes non atteintes.
Bien entendu, une patiente sous traitement de fond doit arrêter ledit traitement
durant sa grossesse. D’ailleurs, lorsqu’on envisage de procréer, il est important d’en aviser son neurologue. Celui-ci arrêtera le traitement de fond de la SEP et ne le prescrira à nouveau
qu’une fois l’allaitement terminé (notons à ce sujet que l’allaitement n’aggrave pas non plus la maladie, que ce soit en terme de poussées ou de handicap).
Pendant la grossesse, il est observé une diminution spectaculaire du nombre de poussées, surtout au cours du troisième trimestre. Si, malgré tout, une poussée inflammatoire survenait durant la grossesse, il reste toujours possible de traiter la future maman avec des corticoïdes si le neurologue le juge nécessaire. Enfin, il faut savoir que l’anesthésie péridurale est autorisée pour l’accouchement.
Et si bébé n’est pas à l’ordre du jour ? Comment une femme touchée par la SEP peut-elle se prémunir d’une grossesse non désirée ? Il lui est tout à fait possible de prendre la pilule par exemple, les contraceptifs oraux ne semblant pas avoir d’influence sur la réactivation de poussées ou sur le degré de handicap. De toute façon, il est impératif qu’une méthode de contraception efficace soit instaurée dès lors qu’un traitement de fond de la SEP est prescrit.
De manière générale, on voit bien qu'il faut essayer de vivre sa vie le plus normalement possible, avec des plages de repos, éviter les trop gros efforts, les trop grosses chaleurs...bref! Il faut vivre!!! Et faire des bébés si on a cette opportunité et envie lol! BIZ