Code de Déontologie à l'usage du patient en neurologie
1. N'attendez pas de votre neurologue qu'il comprenne vos douleurs. Faire preuve de compassion envers vous pourrait lui faire oublier qu'il a d'autres patients à soigner.
2. Soyez toujours aimable et à l'heure lors de vos consultations. Les semaines d'un neurologue sont fort
agitées et stressantes. La gentillesse et le réconfort de ses patients lui sont donc indispensables.
3. N'appelez pas votre neurologue à l'apparition du moindre symptôme. Le déranger pour rien risquerait de lui
faire perdre un temps précieux.
4. Ne critiquez pas votre neurologue, si votre traitement de fond ne vous occasionne que des effets
secondaires. Seul votre neurologue sait ce qui est bon pour vous.
5. Ne posez jamais de questions embarrassantes à votre neurologue et notamment qu'il vous explique ce qu'il
fait et pourquoi il le fait. Il serait bien présomptueux de votre part de penser que vous pourriez comprendre.
6. N'hésitez pas à participer à un protocole de recherches pour un tout nouveau traitement expérimental. Car
même si ce traitement ne vous est pas bénéfique, la publication du résultat des recherches sera certainement d'un formidable intérêt.
7. Payez vos 41 euros de consultation (66 euros dans le cas d'un Professeur de CHU), rapidement et de bon
coeur. Il s'agit d'un privilège de contribuer, même modestement, au bien être de toutes les professions médicales.
8. Ne comptez pas garder une bonne relation avec votre neurologue, si vous osez lui parler des effets
secondaires que vous auriez pu ressentir au cours de votre traitement. La relation neurologue - patient (un colloque bien singulier) exige de votre part, une totale confiance en votre
neurologue.
9. Ne demandez jamais à votre neurologue de vouloir être acteur de votre santé. La neurologie est une
spécialité qui ne peut se partager avec ses patients
10. N'osez jamais rappeler à votre neurologue qu'un patient a des droits. Informer son patient doit rester une
chose naturelle, il ne pourra jamais s'agir d'une obligation à la charge du neurologue.
11. Ne vous plaignez pas si votre neurologue n'a pas eu la patience - pour pouvoir établir avec certitude son
diagnostic - d'attendre les 3 mois nécessaires avant d'obtenir le résultat de nouvelles IRM, et qu'une ponction lombaire vous a été prescrite inutilement. Votre neurologue ne pouvait vraiment
pas le savoir à l'avance.
12. Enfin, ne mourez jamais de sclérose en plaques, surtout en présence de votre neurologue. Il risquerait
lui-même de se sentir mal... faut quand même pas "pousser" !
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