Dessin : Ma vie est une bande
dessinée
Mars 2003. Le neurologue doit me recevoir le jeudi 6. Dans l’attente, je ne perds pas mon temps à me languir et utilise les services de mon ami Google pour en apprendre davantage sur
cette foutue névrite optique rétrobulbaire.
Evidemment, les informations glanées ne me rassurent guère ; les causes de cette atteinte sont diverses, mais la sclérose en
plaques est sur la première marche du podium.
Boudiou, cette cochonnerie est déjà connue dans la famille : une de mes cousines en souffre depuis de très nombreuses années, elle a été
diagnostiquée à l’adolescence !
Le jour du rendez-vous arrive : j'ai un peu le trac (c'est vrai quoi, le fonctionnement du cerveau a quelque chose de mystérieux et,
soyons honnête, d'inquiétant) mais je vais enfin en savoir davantage.
Le neurologue se lance dans un interrogatoire en règle, outre mes symptômes oculaires je lui parle de ma cousine. Tiens, tiens… Vous avez
un peu de temps devant vous ? Je souhaiterai que vous passiez immédiatement une série de potentiels évoqués (auditifs, somesthésiques et moteurs, allez soyons fous…) en complément de
ceux –visuels- réalisés par l’ophtalmo.
A la fin de ce premier rendez-vous, le verdict du médecin s’oriente vers une suspicion de SEP, à confirmer par une IRM encéphalique. Il
me l’annonce sans ménagement, après tout vous aviez l’air de vous en doutez, comme un généraliste m’aurait dit que je souffrais d’une banale rhinopharyngite… Mais en attendant, on va
enrayer cette fichue névrite optique : il me programme donc une hospitalisation de 3 jours avec, au menu, analyses diverses et trois perfusions de corticoïdes, youpi.
La consultation est terminée, je quitte l’hôpital un peu groggy malgré tout… je tente de mettre le diagnostic sous le boisseau et pense
davantage à la façon dont je vais m’organiser pour cette hospitalisation, entre mon boulot et la maison où m’attendent mes trois filles et mon chéri...