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La farfouille

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De la pub utile...

Mardi 30 octobre 2007
Okay, vous me direz, quelle importance hein ? Après tout, un compteur sur un blog, ce n'est pas indispensable et encore moins vital.

Ben non... moi je l'aimais bien  ce petit compteur qui vous localisait par ville/pays, c'était sympa de savoir un peu d'où vous veniez. Je ne sais pas pourquoi, mais visiblement celui que j'avais installé était vraiment trop instable... Tellement instable qu'il a fini par disparaitre totalement de l'écran... et j'ai eu beau m'escrimer à essayer de le réinstaller et même d'en changer, rien à faire.

Alors si vous en avez un à me conseiller (un facile à  intégrer par un simple copier/coller de ligne), je suis preneuse... Merki !

nti_bug_fck
par missbizz publié dans : Fourre-tout
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Mardi 30 octobre 2007

Septembre 2007. Boudiou, que c'est long un mois... et comme c’est court à la fois. Surtout quand on doit faire des choix qui ne sont pas si simples.

Côté pile, je profite actuellement d’une qualité de vie tout à fait normale : pas de douleur, pas de problème particulier, tout au plus une pichenette de lésions supplémentaires dans le cerveau… ce qui veut dire que, même si mon mal se développe lentement, il n’en est pas pour autant stoppé. Quid, donc, de mon état dans un avenir plus ou moins lointain si je n’entame pas dès à présent un traitement préventif.

Côté face, je ne prends plus le risque d’attendre que les choses se gâtent et commence sans plus tarder le traitement de fond… en acceptant le principe de m’injecter entre une à quatre fois par semaine (selon le cas) un produit fréquemment accompagné d’effets indésirables tels que syndrome pseudo-grippal, réactions au site d’injection, fatigue, dépression…

Rhâaaaaa, je n’ai pas envie de morfler quand je vais bien !... mais je ne veux pas non plus, pour moi et pour mes proches, regretter un jour d’avoir trop attendu. A force de tergiversations, j’assimile enfin le fait que je suis malade et qu’il serait donc bon que je me soigne.

pileface.gifCommence alors un second dilemne : quel traitement préférer à l’autre
? Compte-tenu de mon profil (celui des "patients ayant présenté un seul événement démyélinisant, accompagné d'un processus inflammatoire actif, s'il est suffisamment sévère pour nécessiter un traitement par corticostéroïdes par voie intraveineuse, si les diagnostics différentiels possibles ont été exclus et si les patients sont considérés à haut risque de développer une sclérose en plaques cliniquement définie"... ouf, rien que ça), le neurologue m’a proposé de choisir entre deux traitements sur les quatre existants.

Des points de vue indication, efficacité, rapport bénéfice/effets indésirables et coût (quasiment 1000 euros par mois de traitement... ah oui, quand même), c’est kif-kif bourriquot. Dans les deux cas, il s’agit de toute façon d’interférons bêta par voie injectable. Diffèrent le mode et la fréquence des injections : pour l’un, il s’agit d’une injection intra-musculaire (aïe, pas évident à se faire tout seul) hebdomadaire (cool) ; pour l’autre, les injections sont sous-cutanées (plus facile, ça !) à répéter tous les… deux jours (pffff, pas top du tout).

Pendant des jours, des nuits aussi, je me tâte, interroge, lis des dizaines de témoignages dans les fora médicaux et de pages sur les sites spécialisés, pèse le pour et le contre, me demande ce qu’il est préférable de choisir entre la peste et le cholera, écoute les conseils de ceux qui m’aiment et "feraient comme ci plutôt que comme ça s’ils étaient à ma place"…

… and the winner is l’intra-musculaire hebdomadaire.
Quitte à être mal foutue pendant 24 à 36 h après la piquoûse, autant que ce ne soit qu’une fois par semaine ! Et tant pis si le geste d’auto-injection est moins évident à acquérir au départ (ben oui, j’appréhende quand même de jouer aux fléchettes avec mes jambons…).

Forte de ce choix mûrement réfléchi (enfin, je crois), je revois donc le neurologue le 6 octobre, prête à démarrer sur les chapeaux de rouemais c’est un faux départ qui m’attend ce jour-là : votre médecin traitant doit faire une demande préalable à ma prescription du traitement pour sa prise en charge spécifique à 100%. Je crois rêver !

Euh… Docteur, je vous rappelle que je suis DEJA prise en charge en ALD, et ce depuis 2003. Et bien non, apparemment ce n’est pas suffisant, les procédures ont changé depuis… Mon généraliste doit faire de la paperasse pour le neuro (et allez donc, encore une consultation en perspective, tout ça pour un papier), et en plus il faut compter trois, voire quatre semaines, avant d’obtenir l’accord de la Sécu… J’étais gonflée à bloc, psychologiquement mûre pour le grand plongeon, tant pis ce ne sera pas pour cette fois-ci.

On se revoit le 12 novembre. Voilà une ordonnance pour le bilan sanguin préalable au traitement, à faire dès que vous aurez l’accord, et avant votre prochaine consultation. Au fait, le dévédé du laboratoire que je vous ai remis la dernière fois… vous l’avez trouvé comment ? ça vous suffit pour l’auto-injection ?

Là je ne rêve plus, mais j'hallucine ! Euh… non, pas vraiment. Le dévédé, c’est plutôt une plaquette publicitaire sur support numérique,  je trouve. De là à dire qu’avec ça, on apprend à se piquer…

Bon, et bien le 12 novembre, vous verrez d’abord l’infirmière à 16 heures, avant notre rendez-vous de 17 h 30. Elle vous fera une démonstration. Au revoir Madame, et à bientôt…

 

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Lundi 29 octobre 2007

Pour faire suite à mon billet précédent, qui fait un point sur les différences franchises médicales existantes ou à venir dans notre pays, il est intéressant de jeter également un coup d'oeil sur les pratiques de nos voisins européens...

La Haute Autorité de la Santé -HAS- a publié, ce mois-ci, une étude analysant les mécanismes de participation financière des patients et des dispositifs d'exonération qui ont, le cas échéant, été institués dans cinq pays d'Europe : Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suède et Suisse.

L'organisation générale du système de santé est très différente selon le pays : des systèmes largement bismarckiens (Allemagne et Belgique) côtoient des systèmes dans lesquels tout ou partie de l'assurance maladie obligatoire est gérée par des assureurs privés (Pays-Bas et Suisse) et un système national de santé décentralisé (Suède).

coutsante.jpgMais au-delà des différences, ces cinq systèmes ont toutefois pour point commun d'offrir à la population un accès relativement large aux soins et aux produits de santé (le "panier de soins" est comparable dans ces pays) et deux points fondamentaux apparaissent : le recours aux dépenses privées des ménages se rencontre dans ces cinq pays mais des dispositifs généraux permettent de limiter le montant de ces dépenses privées, soit en fonction du revenu, soit en fonction d’un plafond annuel.

À l’exception des Pays-Bas (où la participation financière des patients est limitée à une franchise annuelle -optionnelle- et à l’application de prix de référence pour les médicaments), la plupart des pays ont recours à des mécanismes de participation différents (ticket modérateur, franchise, copaiement ou tarif de référence) selon le type de biens ou de services de santé.


Dans l’ensemble des pays étudiés, il existe des mécanismes de protection des ménages qui permettent de pallier les effets indésirables des politiques de participation financière de la demande (en termes d’équité entre malades et bien portants, ou en termes de charge financière entre riches et pauvres).

Des plafonds annuels de dépenses (forfaitaire ou fonction du revenu) existent dans ces cinq pays associés à des mécanismes ciblés (en fonction de l’âge, de l’état de santé ou pour les femmes enceintes). Les patients atteints de maladie chronique ont accès à des dispositifs de protection spécifiques dans deux des pays de l’étude :

  • en Belgique, ils peuvent bénéficier d’un forfait "malades chroniques" de 250 euros dès lors que leurs dépenses privées de santé sont supérieures à un certain montant ;
  • en Allemagne, ils bénéficient d’un plafond de dépenses annuel en fonction du revenu minoré (1% contre 2% en population générale).
Vous trouverez tous les détails dans l'étude en téléchargement ci-dessous.

 
picto-pdf.png La participation des patients aux dépenses de santé dans cinq pays européens - Annexes (318 Ko)

Source : Portail internet de la Haute Autorité de la Santé

par missbizz publié dans : Pour ne pas mourir idiot
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Lundi 29 octobre 2007
Adoptées par les députés dans la nuit du 26 au 27 octobre dernier, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, les nouvelles franchises médicales viendront s’ajouter au dispositif déjà existant en matière de non-remboursement. Le point sur ce qui a déjà été fait et sur ce qui attend les assurés...

franchise-cabu.jpg
Que prévoient les nouvelles franchises ?


A partir du 1er janvier 2008, l’assuré paiera de sa poche 50 centimes par boîte de médicaments, 50 centimes pour tous les actes paramédicaux pratiqués en soins de ville (kinésithérapeuthe, infirmière, podologue, opticien...) et 2 euros pour tous les transports sanitaires.


Qui sera concerné ?

En seront dispensés les familles aux revenus les plus modestes (bénéficiaires de la couverture maladie universelle -CMU- et de l'aide médicale d'Etat), les enfants et les femmes enceintes, soit 15 millions de personnes sur 45 millions d’assurés.
En revanche, les patients en affections longue durée -ALD- (cancers, diabètes, scléroses en plaques...), qui sont pris en charge à 100% par l'assurance-maladie pour leur pathologie, se verront appliquer ces franchises. Elles seront plafonnées à 50 euros par an. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, estime que seuls 10% à 15% des patients environ atteindront ce plafond.


Quelles sont les franchises déjà existantes ?
  • La participation forfaitaire de 1 euro : depuis le 1er janvier 2005, les patients doivent payer un forfait de 1 euro à chaque consultation (généraliste ou spécialiste) et acte médical (examens de radiologie ou biologie). Le plafond est également fixé à 50 euros. En sont exonérés les mineurs, les femmes enceintes de plus de 6 mois et les bénéficiaires de la CMU et de l'aide médicale de l'Etat. Ce forfait ne peut pas être pris en charge par les complémentaires.
  • Le forfait 18 euros : instaurée depuis le 1er janvier 2006, il s’applique aux actes médicaux d’un montant égal ou supérieur à 91 euros, qu’ils soient pratiqués en ville ou à l’hôpital. Il peut être pris en charge par les complémentaires. Certains actes en sont exonérés, ainsi que les personnes qui bénéficient d'une prise en charge à 100% (ALD...) et les bénéficiaires de la CMU ou du régime d'Alsace-Moselle.
  • Le forfait hospitalier : depuis le 1er janvier 2007, il est passé de 15 à 16 heures pour tout séjour supérieur à 24 heures. Il s’élève à 12 euros dans les hôpitaux psychiatriques. Il peut être pris en charge par les mutuelles et ne concerne pas certains assurés.
  • Le ticket modérateur : hormis pour certains patients, la Sécurité sociale ne prend pas en charge à 100% les dépenses de santé. Restent, en général, à charge de l’assuré 30% du montant des honoraires médicaux et 35% du prix de la majorité des médicaments remboursables. C’est là qu’interviennent les mutuelles.
Par ailleurs, depuis le 1er mars 2006, 152 médicaments dont le service médical rendu est jugé insuffisant ne sont plus remboursés.

Quel montant total reste à la charge de l'assuré ?

Si les nouvelles franchises ne sont pas remboursées par les mutuelles
, comme le forfait de 1 euro, 100 euros resteront à la charge des 10% à 15% d’assurés évoqués par Roselyne Bachelot (car ils atteignent les plafonds). A cela s’ajoutent les autres forfaits et le ticket modérateur.
Or, le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance-Maladie estime déjà que le «reste à charge» atteint en moyenne 400 euros par personne et par an. Une somme ramenée à 110 euros avec la prise en charge par les mutuelles...
...Reste que, selon le rapport sur le bouclier sanitaire de septembre 2007, cinq millions d’assurés sont sans assurance complémentaire.


par missbizz publié dans : Pour ne pas mourir idiot
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Lundi 29 octobre 2007
jbox.gif






Allez  hop,  je suis d'humeur chantante cette nuit, alors je vous propose une petite adaptation personnelle du tube de Caroline Loeb, "C'est la ouate" (1987, ça nous rajeunit pas, hein...) sur une musique de Philippe Chany
.

(arf, je vous l'aurais bien interprétée, mais je n'ai rien pour me filmer, la honte...)

C'EST LA SEP


Capricieuse

Par essence elle est capricieuse
Est-ce vraiment des caprices
Ou trop de quoi ou qu’est-ce…
Elle est vraiment imprévisible
C’est la plus douée des imprévisibles
Refrain :
Entre toutes les galères

C’est la SEP notre misère
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP
Entre toutes les galères
C’est la SEP notre misère
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP

Pas curable
Mais des soins qui nous usent
Elle s’en fout, elle s’éclate
En nous balançant des plaques
Elle s’en fout, elle s’régale
Avec notre système nerveux central

Refrain :
Entre toutes les galères
C’est la SEP notre misère
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP
Entre toutes les galères
C’est la SEP notre misère
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP
Entre toutes les galères
C’est la SEP notre misère
C’est la SEP
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP
C'est la SEP
C'est la SEP
C'est la SEP
C'est la SEP

Douleurs et problèmes sont ses cadeaux maudits
Tous ses vilains symptômes deviennent anomalies
Entre poussées et thérapies
En d’autres mots, elle nous pourrit la vie

Refrain :
Entre toutes les galères
C’est la SEP notre misère
C’est la SEP
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP
Entre toutes les galères
C’est la SEP notre misère
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP
Entre toutes les galères
C’est la SEP
C’est la SEP notre misère
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP
Entre toutes les galères
C’est la SEP notre misère
C’est la SEP
Sournoise, elle nous inflige
Des maux pas très sympas
C’est la SEP...

 


Vidéo du tube original de Caroline Loeb "C'est la ouate"

par missbizz publié dans : Le coin détente
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Dimanche 28 octobre 2007
 

Faisons un peu le point… Le but du traitement de fond de la SEP est de prévenir les poussées et la détérioration progressive de l’état du malade.

Initialement, des médicaments immunosuppresseurs ont été utilisés, car ils atténuent la fonction immunitaire ou certaines de ses composantes. Cependant, leur efficacité était trop variable et leur toxicité trop élevée sur le long terme, en raison de leur effet myélosuppresseur.


Donc plus récemment, de vastes essais contrôlés ont été effectués, avec répartition aléatoire sur des substances qui sont non pas des immunosuppresseurs, mais des immunomodulateurs. Ces essais ont abouti à l’homologation de quatre médicaments, dont trois à base d'interféron bêta (Avonex
®, Betaferon® et Rebif®) et un à base d'acétate de glatiramère, Copaxone. Leurs points communs : ils se présentent tous sous la forme injectable et sont indiqués pour réduire la fréquence et la gravité des poussées.
Cependant, s’ils semblent ralentir la progression de l’incapacité neurologique, aucun de ces médicaments ne s’est révélé capable d’entraîner une rémission prolongée, d’arrêter définivement la progression ou d’atténuer remarquablement l’incapacité de longue date.

 

Le choix d’administrer ou non un traitement de fond doit donc se faire en fonction de l’évolution de la maladie chez un patient donné.
D’un côté, les traitements de fond ne conviennent pas à tous les patients car dans environ 10% à 20% des cas, la maladie est relativement bénigne.

D’un autre côté, il ne faut pas attendre de voir apparaître des déficits neurologiques persistants avant d’instaurer un traitement, car aucun des médicaments actuels ne peut corriger ces déficits une fois qu’ils sont installés.


Les traitements de fond doivent donc être envisagés aux premiers stades de la maladie chez les patients dont le pronostic est défavorable (malheureusement, l’évaluation initiale ne permet guère de prédire quelle sera la vitesse et le type de progression de la maladie).


Le suivi à long terme des patients monosymptomatiques indique que la probabilité d’un deuxième épisode clinique ainsi que la probabilité d’incapacité augmentent lorsque certaines caractéristiques sont présentes (maladie progressive, symptômes sphinctériens ou moteurs dès le début, sexe masculin, fréquence élevée des poussées au cours des premières années) et lorsque le fardeau lésionnel à l’IRM est important.

Toutefois, la valeur pronostique de ces facteurs reste limitée, ce qui fait qu’il est impossible de déterminer avec précision quelle sera l’évolution de la maladie à long terme chez un patient donné.

 

Il est donc extrêmement important que le patient soit informé des attentes qu’il est raisonnable d’avoir, autant sur le plan de l’efficacité que sur celui des effets secondaires, car des attentes trop optimistes peuvent compliquer le traitement...

par missbizz publié dans : Thérapeutiques : des armes pour se battre
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Dimanche 28 octobre 2007

…ben oui, faudrait peut-être qu’on entre enfin dans le vif du sujet. Allez, encore un ou deux petits billets et ça devrait être bon (si je peux m’exprimer ainsi).

Donc, le 21 août 2007, alors que j’ai le moral plus bas que les socquettes et une cure de pilules du bonheur en cours pour enrayer la vilaine dépression qui me gâche la vie et les vacances, je passe mon IRM encéphalique de contrôle.

L’examen en lui-même n’a rien de déplaisant (et puis, j’ai une capacité d’endormissement au-dessus de la moyenne, je gère donc l’immobilité et l’attente dans un état de somnolence bienfaisante) ; ce que j’apprécie moins, ce sont les mots du radiologue une fois terminé le concert de percussions : Par rapport à l’examen réalisé fin 2003, la comparaison montre quatre nouvelles lésions sus-tentorielles (sans prise de contraste pathologique), une à droite et trois à gauche. Mais le reste de l’examen est stable.


Arf… Cette cochonnerie est donc toujours là, tapie, grignotant insidueusement des zones dites « silencieuses » de mon cerveau (c’est pour ça que je n’ai pas "ressenti" de poussée). Certes, me direz-vous, quatre malheureuses plaques supplémentaires et une influence inexistante sur ma qualité de vie, plus de quatre ans après l’apparition initiale, ce n’est pas la mer à boire...
J’ose même espérer faire partie des 20 à 30% de malades chanceux qui n’ont qu’une SEP bénigne ; cela dit, je suis encore loin des dix à quinze années de recul nécessaires pour prétendre faire partie du lot.


Le 6 septembre, lorsque je revois le neurologue, il est clair pour lui qu’il serait raisonnable maintenant d’envisager un traitement de fond. La sclérose en plaques est une maladie tellement imprévisible, il est impossible de prédire son évolution. Il serait plus sage de penser à l’avenir et aux problèmes qui pourraient se présenter dans cinq, dix ou vingt ans…

Ca y est, il recommence ! Mais Docteur, je me sens très bien ! Et j’ai énormément de mal à accepter un traitement contraignant, aux effets secondaires désagréables, et perdre ainsi aujourd’hui un peu de ma qualité de vie alors que je ne suis pas vraiment certaine de souffrir et d’être handicapée un jour à cause de la SEP

dilemne.gifCruel dilemme, quoi… ! Voilà un choix que je suis bien incapable de faire comme ça en cinq minutes !

Par ailleurs, le neurologue connaît mes antécédents dépressifs et je viens de lui faire part de mon traitement psychotrope en cours. Ce détail le chagrine un peu, sachant que l’interferon beta qu’il compte me prescrire, est contre-indiqué chez les patients dépressifs

Bon, on se revoit dans un mois
, me dit le neuro. Vous aurez le temps de réfléchir et de terminer tranquillement votre prescription d’anti-dépresseur. En attendant, je vous laisse un peu de documentation dont vous pourrez prendre connaissance à tête reposée, et un dévédé sur l'auto-injection : vous verrez, ce n'est pas difficile. Et puis vous savez, les interferons ne sont pas forcément mal supportés : les effets secondaires ne durent que quelques mois, six tout au plus… et un patient sur deux n’en souffre pas.


Mouais... Je reste malgré tout sceptique, ses paroles qui se veulent rassurantes ne vont pas vraiment dans le sens des témoignages de malades que j’ai pu lire sur différents fora médicaux… Je ne dis rien, note la date de ma prochaine consultation (jeudi 4 octobre à 16 h 30) et quitte l’hôpital avec, dans mon sac, un livret et un DVD, outils d’information -mais aussi de promotion- du laboratoire pharmaceutique…

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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Jeudi 25 octobre 2007

D'après un article de Salim A. Bourras, lu sur le site Actualité News Environnement, le nombre de femmes atteintes de sclérose en plaques semble avoir dépassé celui des hommes et selon les chercheurs, si la tendance actuelle se confirme, cette pathologie est en phase de devenir une véritable maladie féminine.

"L’analyse a porté sur les statistiques des cas enregistrés et révèle une augmentation de ces derniers chez les femmes, alors qu’ils restent stables chez les hommes. Selon le Professeur Gary Cutter, professeur de biostatistique à l’Université d’Alabama, en 1940 on comptait deux fois plus de cas de scléroses en plaques chez les hommes par rapport aux femmes. En 2000, plus de quatre patients sur cinq étaient des femmes.

D’un point de vue statistique, cela représente une augmentation du ratio de femmes par rapport aux hommes de près de 50% par décennie, et reflète les tendances observées dans d’autres pays que les Etats-Unis, tels que le Canada, la Norvège et le Danemark. Selon le Pr. Cutter, l’observation et l’analyse des taux de prédominance et de croissance chez les deux sexes ne révèlera certainement pas les raisons exactes qui sont derrière cette augmentation exclusive des scléroses en plaques chez les femmes, mais pourra toutefois orienter les recherches futures et aider à la compréhension de causes de cette maladie.

Selon certaines études, l’exposition à des facteurs environnementaux déclenchants et à des infections virales, peut favoriser l’apparition de la maladie chez les personnes ayant des prédispositions génétiques. Beaucoup de théories existent au sujet de ces facteurs à risques, mais aucune preuve scientifique n’a à ce jour établi un lien de causalité. « Nous devons poser des questions plus générales sur les comportements particuliers ou généralisés chez les femmes, comme l’utilisation des cosmétiques, des crèmes dépilatoires ou encore l’absorption de compléments de repas et de vitamines » explique le professeur Cutter."


par missbizz publié dans : Pour ne pas mourir idiot
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Mercredi 24 octobre 2007

Comme son pseudo l’indique, Jésep est malade de la… SEP. Cela n'empêche pas le monsieur, doté d'un excellent sens de l'humour et d'une bonne dose de dérision, d'en parler de façon tout à fait savoureuse.

 

A propos de sa maladie, il annonce la couleur en page d’accueil de son site Sclérose Humour, « on lit trop de trucs sérieux, barbants, pathétiques, la plupart du temps incompréhensibles. Lorsque l'on ne vous balance pas, sans la moindre précaution, des informations qui vont susciter l'espoir à court terme. Espoir qui sera sans cesse déçu. Alors il y a le rire. L'humour grinçant… ».

 

Petit extrait

 

"La sclérose en plaques est une maladie qui touche votre système nerveux. Elle va vous en faire voir de toutes les couleurs, vous faire perdre tout vos amis (les cons) et en rencontrer de nouveaux (les vrais).

 

Elle va vous permettre de prendre votre retraite avant l'âge mais avec un peu moins de pognon que vous n'en auriez obtenu en ne tombant pas malade, en travaillant pour des patrons qui sont cons comme la lune et en courant derrière votre gsm.

 

Il est important de retenir que grâce à tous les médicaments que vous allez ingurgiter, on n’en meurt pas directement : ça permet de faire enrager votre entourage un peu plus longtemps. Comme on devient à moitié fou, certains se marrent avec notre humour, d'autres se sauvent en courant..."


Je ne vous cache pas que je me suis régalée à la lecture des articles de Jésep et vous conseille de découvrir (ou redécouvrir) son site de toute urgence !


par missbizz publié dans : La SEP sur la toile
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Mercredi 24 octobre 2007
Le mois de juillet s’achève et les vacances approchent à grands pas... Ce jeudi 26 juillet 2007, je quitte tôt mon boulot pour me rendre au rendez-vous fixé à 15 heures avec le neurologue

Heureusement que j’ai prévu un peu large ! Lorsque j’arrive sur le site, les bâtiments sont vides, des herbes hautes ont remplacé les pelouses, le parking est vide, une chaîne en plastique blanc et rouge ferme l’accès… Les quelques services installés dans cette partie excentrée de l’hôpital ont de toute évidence déménagé, le site est définitivement fermé. Chère revenante, sois la bienvenue à l’hôpital-fantôme !


Je me rabats donc dans le centre-ville, là où les travaux d’agrandissement/modernisation du centre hospitalier sont enfin achevés. Le temps de me garer, de passer à l’accueil Rez-de-Chaussée pour le bon de circulation, de trouver le chemin du service Neuro à travers ce dédale hospitalier flambant neuf, j’arrive pile poil à l’heure.


ordoirm.gifQuoi de neuf,  Docteur ? vous vous souvenez de moi ?... Non, ce n’est pas tout à fait comme ça que je commence, mais ça y ressemble. Je lui rafraîchis un peu la mémoire pendant qu’il feuillette mon dossier médical, lui fais part de mes récentes inquiétudes ophtalmiques (totalement infondées, je vous rassure) à l’origine de notre rendez-vous de ce jour et fait un très rapide bilan de mon état depuis notre dernier entretien, bilan qui tient en trois lettres : R.A.S.


Si, si, je vous assure, je n’ai pas eu de poussée, c’est tout juste si je ressens un peu de fourmillements de temps en temps.

Autant vérifier qu’effectivement tout va bien, du coup le neuro me propose de faire une IRM de surveillance (tiens, y’avait longtemps…) et prend directement le rendez-vous avec le service d’imagerie médicale : ce sera donc pour le 21 août. Quant à nous, nous nous reverrons après, disons… le 6 septembre, ça vous va ?

par missbizz publié dans : Ma SEP et moi : commençons par le commencement...
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